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Antibiotiques: l’usage animal continue à baisser en France

Le 30 octobre 2013 par Romain Loury
Ventes et exposition sont à la baisse
Ventes et exposition sont à la baisse

L’usage des antibiotiques dans les élevages animaux continue à reculer en France, une tendance encourageante observée depuis 2007, selon un bilan 2012 publié le 21 octobre par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Avec 782 tonnes en 2012, les ventes d’antibiotiques dédiés aux animaux, d’élevage ou domestiques, ont diminué de 33,3% au cours des 5 dernières années, et de 14% entre 2011 et 2012, révèle le nouveau bilan de l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), qui dépend de l’Anses. Un chiffre parlant, mais qu’il faut ramener à la posologie, à la durée d’administration et à la taille de la population animale.

Or là encore, la tendance à la baisse se confirme: l’exposition globale aux antibiotiques a baissé de 6,1% entre 2011 et 2012, et de 10,9% depuis 2007. Les résultats sont particulièrement encourageants en ce qui concerne les lapins (-19,9% entre 2011 et 2012), les porcs (-10,1%), mais un peu moins marqués pour les volailles (-5,6%) et les bovins (-0,6%).

Autre élément favorable, la baisse de l’exposition aux antibiotiques pris par voie orale (-21,7% depuis 2007) et de l’utilisation des pré-mélanges médicamenteux (-68,8%), qui traduit «vraisemblablement une diminution de l’usage des antibiotiques utilisés en prévention», juge l’Anses dans un communiqué. Cet usage «prophylactique», à des doses sous thérapeutiques, est le plus souvent incriminé dans l’antibiorésistance.

 

Situation «préoccupante» pour certains antibiotiques

Malgré ces bons chiffres, «la situation reste préoccupante» pour les antibiotiques les plus critiques pour la santé humaine, en particulier les fluoroquinolones et les céphalosporines de troisième et quatrième génération, avec une exposition en hausse de 25% depuis 2007, révèle l’agence, tout en évoquant une «stabilisation».

Le ministère de l’agriculture espère parvenir à une baisse de 25% de l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire en 5 ans, ce qui représente la mesure-phare de son plan Eco-antibio 2017, lancé en novembre 2011. Et ce dans l’objectif de lutter contre l’antibiorésistance, menace croissante pour la santé humaine.

Publié le même jour que les chiffres d’exposition aux antibiotiques, le bilan 2012 du réseau Résapath révèle à ce sujet une situation en demi-teinte: une diminution des résistances dans certaines filières (notamment le poulet) pour les céphalosporines, tandis que la résistance à ces antibiotiques «reste à des niveaux élevés ou continue d’augmenter dans certaines filières», en particulier les bovins, explique l’Anses.



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