Anti gaz de schiste, vous êtes pro-Poutine

Le 20 juin 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Anders Fogh Rasmussen, à gauche, dénonce la désinformation russe.
Anders Fogh Rasmussen, à gauche, dénonce la désinformation russe.
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Les écolos sont décidément dans le collimateur des services de sécurité. En début de semaine, nous nous faisions l’écho d’une curieuse information en provenance de New Delhi. En empêchant de bétonner en rond, les écologistes locaux seraient responsables d’une baisse de 2% à 3% du PIB, estiment ainsi les services spéciaux indiens.

Plus proches de nous, ce sont les opposants à la fracturation hydraulique qui sont désormais désignés comme de véritables ennemis intérieurs. Jeudi 19 juin, au cours d’un séminaire au Royal Institute of International Affairs (boîte à idées britannique plus connue sous son surnom de Chatham House), Anders Fogh Rasmussen a estimé que le mouvement anti-fracturation hydraulique européen était manipulé par la Russie.

Désinformation russe

«J’ai rencontré des alliés qui peuvent témoigner que, dans le cadre d’opération d’information et de désinformation, la Russie a utilisé de soi-disant organisations non gouvernementales –des organisations écologistes œuvrant contre les gaz de schiste— pour maintenir la forte dépendance européenne au gaz russe», a indiqué le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan).

Refusant de donner de plus amples détails, l’ancien Premier ministre danois a ajouté que c’était là son «interprétation». Message repris d’ailleurs par le service de presse de l’Otan. Pour autant, indique le Wall Street Journal, l’organisation militaire occidentale considère que la Russie mène actuellement des campagnes de désinformation sur de nombreux sujets, dont celui de l’énergie.

Ce genre d’accusation n’est toutefois pas nouveau. Il y a plusieurs mois, les mouvements anti-gaz de schiste roumains et bulgares ont été accusés par Bucarest et Sofia d’être des suppôts de Moscou. Affirmation catégoriquement rejetée par les associations.

En revanche, ce ne sont pas les services secrets russes qui ont obligé les pays de l’Union européenne à dépendre autant du gaz russe. Selon Eurogas, Gazprom fournit environ 1 molécule sur 5 aux pays membres de l’UE (16% pour la France). Mais cette dépendance peut s’avérer particulièrement élevée dans certains pays nordiques et orientaux, à l’instar de la Finlande (100%), de la Bulgarie (87%) ou de la Pologne (58%).

 



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