Anthrax: alerte au bœuf slovaque

Le 29 octobre 2014 par Romain Loury
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Une maladie rare, mais très mortelle
Une maladie rare, mais très mortelle
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Du bœuf d’origine slovaque a dû être rappelé en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas, en raison d’une suspicion de contamination par la bactérie responsable de l’anthrax. Les autorités sanitaires des pays concernés se montrent rassurantes, estimant le risque quasi nul.

Désormais considéré comme un risque très faible au niveau européen, l’anthrax (ou maladie du charbon) rime souvent, dans l’esprit du grand public, avec bioterrorisme. Un récent évènement survenu en Europe centrale vient nous rappeler que la maladie n’a pas pour autant déserté les élevages de ruminants.

L’Allemagne et les Pays-Bas se sont ainsi émus, mi-octobre, d’une possible contamination de viande de bœuf par de l’anthrax. En cause, deux bœufs slovaques, abattus en Pologne et revendus en Allemagne et aux Pays-Bas, puis en Suède. Entretemps, la maladie s’est déclarée dans le troupeau d’origine.

Si les autorités sanitaires de ces trois pays ont préféré rappeler la viande de bœuf concernée, le risque semble quasi nul, estiment-ils. A leur arrivée à l’abattoir, ils ne présentaient aucun signe de maladie, ni aucune trace de la bactérie Bacillus anthracis. Ce qui, au pire, peut indiquer que la maladie en était à un stade très précoce, sans grand risque pour la santé humaine.

En Allemagne, l’Institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) estime qu’il n’y a pas plus de risque pour le personnel des abattoirs polonais. Seule exception, ceux qui présentent des lésions au niveau de la peau et qui sont directement responsables de la découpe de la viande, pourraient avoir une chance «légère» de se faire contaminer.

La Suède se montre plus prudente: ayant détruit l’ensemble de la viande provenant de la ferme, elle a offert des traitements antibiotiques à toute personne ayant été en contact avec ces produits. Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), l’anthrax aurait touché de 6 à 25 élevages par an entre 2007 et 2011, les premiers pays concernés étant la Grèce, l’Espagne, la France et l’Italie.



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