Antennes-relais : Strasbourg et les 410 émetteurs

Le 15 janvier 2013 par Marine Jobert
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Strasbourg et ses 410 antennes.
Strasbourg et ses 410 antennes.
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Strasbourg. 275.000 habitants, 1 cathédrale et 410 antennes-relais. C’est un conseiller municipal Europe-Ecologie-les Verts, Eric Schultz, qui les a patiemment traquées, en se basant sur les informations fournies par le site officiel de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Il invite désormais tous les Strasbourgeois à écrire aux opérateurs pour demander la réalisation de mesures des ondes électromagnétiques émises par ces 410 émetteurs. Une faculté prévue par le «guide des relations entre opérateurs et communes», publié conjointement en décembre 2007 par l’Association française des opérateurs mobiles (Afom) et l’Association des maires de France (AMF). «Les opérateurs ont un mois pour répondre» précise Eric Schultz. Une lettre-type est mise à leur disposition pour faciliter les démarches. Lui-même a envoyé 410 demandes de mesures aux opérateurs, à leurs frais.

C’est une démarche inédite que d’avoir compilé les données du Cartoradio. A condition de rentrer son adresse, cette base de données proposée par l’ANFR détaille le nombre d’antennes implantées à proximité, par quel opérateur et si des mesures à l’analyseur de spectres ont été réalisées dans les environs. Un jeu d’enfant, en apparence. Sauf que les données brutes ainsi délivrées sont difficilement intelligibles pour le commun des mortels et que rares sont ceux qui sont prêts à se colleter avec ce genre d’information. La mairie de Strasbourg ne l’avait jamais fait.

Strasbourg vit depuis longtemps une histoire mouvementée avec le téléphone mobile… En 2006, l’ex-maire UMP de Strasbourg, Fabienne Keller, décide d’un moratoire sur l’installation des antennes-relais sur les édifices publics ou assimilés (type HLM) au nom du principe de précaution, sans parvenir toutefois à obliger les opérateurs à limiter les émissions. La municipalité socialiste élue en 2008 reprend timidement le flambeau, d’abord via un «atelier de projet» réunissant tous les acteurs du dossier, puis avec une campagne de mesures qui devait être organisée dans deux quartiers de la ville dans la foulée du Grenelle des ondes (JDLE). Au final, aucune mesure n’a été réalisée pour l’instant et aucune liste des matériels déjà installés n’a été établie.

En novembre dernier, le conseil municipal a adopté dans la douleur une charte qui prévoit notamment que l’autorisation d’installation des antennes se fera en contrepartie de la transmission des dossiers techniques à la ville (et à tout habitant en faisant la demande) et de la réalisation de mesures sur les points dits chauds (entre 5 et 6 volts par mètre). «Cette charte met en forme ce que la réglementation impose déjà», regrette Eric Schultz.

Cette «opération transparence» s’inscrit entre deux moments importants dans le débat sur les dangers des ondes électromagnétiques: la publication du rapport Bioinitiative (JDLE) et la discussion de la proposition de loi de la député EELV Laurence Abeille, le 31 janvier prochain, axée sur la mise en œuvre du principe de précaution (JDLE).

 

 

 

 

 

 



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