Antennes-relais: Paris trouve un accord avec les opérateurs

Le 19 septembre 2012 par Stéphanie Senet
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Emplacement des stations et mesures des champs sur le site cartoradio.fr
Emplacement des stations et mesures des champs sur le site cartoradio.fr

Après près d’un an de négociations, la mairie de Paris a finalement trouvé un accord, le 18 septembre, avec les 4 principaux opérateurs de téléphonie mobile sur l’implantation d’antennes-relais sur les toits et les bâtiments municipaux.

Cet accord joue le compromis entre une exposition aux ondes aussi basse que possible et une bonne couverture des réseaux, à l’heure du déploiement de la 4G.

Le projet de cette nouvelle charte sur la téléphonie mobile, qui sera soumis au vote du Conseil municipal les 15 et 16 octobre, prévoit deux niveaux de seuil maximum à ne pas dépasser dans les lieux de vie fermés: 5 volts par mètre et 7 V/m pour la 4G.

Il s’agit d’un recul par rapport à la charte antérieure, signée en 2003, qui prévoyait un seuil moyen de 2 V/m sur 24 heures (4,5 V/m au maximum).

Par ailleurs, le mode de calcul du niveau d’exposition est revu. L’évaluation ne sera plus établie à partir d’une moyenne de 3 points en 24 heures mais en fonction du point le plus élevé, selon le protocole de mesure de l’Agence nationale des fréquences (ANFR).

Deux études viennent compléter le nouveau dispositif. Tout d’abord, un bilan annuel sur les niveaux d’exposition à la 4G devra être réalisé par la ville et les opérateurs. Selon ses conclusions, il pourra revoir à la baisse le seuil maximum d’exposition autorisé. Ensuite, une campagne de mesures annuelle sera effectuée au sein de 400 établissements (crèches, écoles, établissements de soins, etc).

Au niveau administratif, le projet de charte fixe à 4 mois le délai maximal d’instruction des demandes d’installation ou de modification des antennes-relais, à compter de la remise du dossier d’information par l’opérateur.

Les quatre opérateurs, SFR, Orange, Bouygues Telecom et Free Mobile, se sont déclarés satisfaits de ce nouvel accord, après la suspension de toute nouvelle implantation, décidée le 17 octobre 2011 par la mairie de Paris qui estimait que les exigences des opérateurs étaient alors «inacceptables» (hausse du seuil maximum d’exposition à 10 voire 15 V/m) (voir JDLE). L’opérateur Free Mobile va d’ailleurs déployer son propre réseau, alors qu’il empruntait jusqu’à présent le réseau 3G d’Orange.

L’association Robin des toits déplore en revanche un vrai recul par rapport à une position antérieure du Conseil de Paris, votée en juillet 2010, qui ciblait un seuil maximum de 0,6 V/m. Etienne Cendrier, son porte-parole, ajoute qu’il y a une régression démocratique puisqu’il n’est plus fait mention d’une concertation locale auprès des mairies d’arrondissement. Le communiqué de la ville de Paris précise seulement qu’une concertation avec les Parisiens sera mise en œuvre «chaque fois que nécessaire»

La ville recense aujourd’hui 186 antennes-relais sur les toits et bâtiments de la ville, pour 1.200 antennes au total dans la capitale. 

 

 

 



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