Antarctique: nouvelles tentatives de créer des AMP

Le 21 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Nouvel essai après l'échec de l'an dernier
Nouvel essai après l'échec de l'an dernier

La 38e réunion annuelle de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCMALR) se tient du 21 octobre au 1er novembre à Hobart en Australie. Trois projets de créer une aire marine protégée (AMP) sont de nouveau sur la table.

L’exploit de 2016 sera-t-il répété ? Trois ans après la création d’une AMP de 2 millions de kilomètres carrés en mer de Ross, l’espoir de voir émerger un nouveau sanctuaire reste maigre, à cause du blocage de la Russie et de la Chine qui lorgnent sur le krill et la légine. «La proposition émise par la France et l’Australie de créer une AMP dans l’est de l’Antarctique est la plus mûre. Mais seul le président Macron est en mesure de débloquer la situation car l’Union européenne, en pleine période de transition, aura du mal à se faire entendre», décrypte Geneviève Pons, directrice de l’Institut Jacques Delors.

Est vs. Wedell

Cette région, pour l’heure épargnée par la pêche commerciale, abrite des milliers d’espèces à protéger, dont d’importantes populations d’oiseaux (manchots), des phoques (surtout le Phoque crabier), et des baleines (Rorqual bleu). Elle joue aussi un rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement en stockant d’importantes quantités de CO2.

A côté de la proposition franco-australienne, l’Allemagne propose de créer une vaste AMP en mer de Wedell tandis que le Chili et l’Argentine souhaitent une AMP à l’ouest de l’Antarctique.

 

 



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