Antarctique: le projet d’aires marines protégées tombe à l’eau

Le 17 juillet 2013 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le manchot empereur dans la mer de Ross
Le manchot empereur dans la mer de Ross
©John B. Weller courtesy The Pew Charitable Trusts

Faute du soutien de la Russie et de l’Ukraine, les propositions de créer deux réseaux d’aires marines protégées, dans la partie orientale de l’Antarctique et dans la mer de Ross, ont été rejetées, le 16 juillet, par la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR).

Réunie à Bremerhaven (Allemagne) depuis le 11 juillet, la CCAMLR a raté l’occasion de sanctuariser deux réseaux d’aires marines, qui auraient constitué la plus grande zone marine protégée au monde.

Le premier projet, soutenu par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande, visait à créer, dans la mer de Ross, une réserve marine où la pêche serait interdite, au sein d’une aire protégée couvrant 2,3 millions de kilomètres carrés (voir JDLE).

Proposé par l’Australie, le France, et l’Union européenne, le deuxième projet visait à créer un réseau de sept aires marines protégées dans la partie orientale de l’Antarctique, sur une superficie de 1,6 Mkm2 (voir JDLE).

Selon l’Alliance pour l’océan Antarctique (AOA), qui regroupe une trentaine d’ONG, la Russie –pays pêcheur- a officiellement bloqué cette création pour une raison juridique, estimant que cette mesure n’était pas du ressort de la CCAMLR.

«Le fait d’avoir manqué une occasion unique de protéger certaines des zones océaniques jusqu’ici les mieux préservées de la planète représente une grande perte, à la fois pour l’écosystème et pour la communauté internationale. Nous encourageons vivement les dirigeants mondiaux à demander à la Russie de collaborer avec les autres pays, et il est impératif que chaque pays renvoie ses représentants à la table des négociations dans les trois mois afin de trouver un consensus pour protéger les eaux de l’Antarctique», a réagi Andrea Kavanagh, directrice du projet des sanctuaires pour l’ONG Pew Charitable Trusts.

L’océan austral abrite des milliers d’espèces uniques, dont la plupart des espèces mondiales de manchots, de baleines, et d’oiseaux marins. Sans oublier le calmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni) ou les légines australes et antarctiques, dont les stocks sont fortement exploités. La région est par ailleurs essentielle à la recherche scientifique sur le fonctionnement des écosystèmes marins et sur les effets du changement climatique.

En octobre dernier, la dernière réunion de la CCAMLR, qui compte 25 membres (24 Etats et l’Union européenne), s’était déjà heurtée à un blocage de la Russie, de l’Ukraine et de la Chine (voir JDLE).



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus