Antarctique: la nouvelle chance des sanctuaires marins

Le 20 octobre 2015 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Des sanctuaires marins vont-ils enfin voir le jour? Réponse fin octobre
Des sanctuaires marins vont-ils enfin voir le jour? Réponse fin octobre

Pour la 5e année consécutive, la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) va se prononcer sur la création d’une vaste aire marine protégée (AMP) dans l’Antarctique. Verdict le 30 octobre.

 

Réunis à Hobart (Tasmanie) depuis le 19 octobre, les 25 membres[1] de la CCAMLR vont débattre de deux propositions. D’un côté, le projet porté par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande vise à consacrer une aire de 1,25 million de kilomètres carrés au sein de la mer de Ross. De l’autre, l’Australie et l’Union européenne souhaitent créer 4 AMP d’environ 1 Mkm2 au total dans les eaux orientales de l’Antarctique.

Cette conférence sera-t-elle la bonne? A 4 reprises, cette création a échoué. L’an dernier, la Chine et la Russie ont apposé leur veto pour faire capoter les propositions australienne et néo-zélandaise.

«Deux cents ans après la découverte de l’Antarctique, la Russie peut enfin rejoindre le consensus existant sur la création de vastes aires marines dans la mer de Ross et dans les eaux orientales au large de l’Antarctique», espère Andrea Kavanagh, de l’ONG Pew, membre de l’Alliance de l’océan Antarctique.  

«La création d’aires marines protégées représente l’outil le plus puissant à disposition de la CCAMLR pour protéger la riche biodiversité marine de l’Antarctique et permettre aux écosystèmes de résister aux impacts du changement climatique et de l’acidification des océans», a ajouté Maritza Schafer, chargée de campagne Océans à Greenpeace International.

L’océan austral abrite des milliers d’espèces uniques, dont la plupart des espèces mondiales de manchots, de baleines et d’oiseaux marins. Sans oublier le calmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni) ou les légines australes et antarctiques, dont les stocks sont fortement menacés. La région est aussi essentielle à la recherche scientifique sur le fonctionnement des écosystèmes marins et les effets du changement climatique, même si elle montre déjà des signes de vulnérabilité avec la fonte de ses glaciers.

 



[1] 24 Etats et l’Union européenne

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus