Antarctique: la couche d’ozone cicatrise

Le 30 juin 2016 par Romain Loury
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Le trou se réduit pour de bon
Le trou se réduit pour de bon

En Antarctique, la couche d’ozone se referme peu à peu: depuis le début des années 2000, le trou, qui connait son pic en octobre, a perdu environ 4,5 millions de kilomètres carrés, révèle une étude publiée jeudi 30 juin dans la revue Science. La conséquence du Protocole de Montréal de 1987, qui a fortement réduit l’usage des chlorofluorocarbures (CFC).

Cette cicatrisation était déjà observée à basse et moyenne latitude, mais n’avait pas encore été confirmée aux pôles. Pour l’Antarctique, il n’avait en effet été démontré qu’une diminution de la perte d’ozone, jamais vraiment un gain, après le pic observé à la fin des années 1990.

Recourant à des observations par ballon-sonde et par satellite, Susan Solomon, pionnière de la recherche sur la couche d’ozone exerçant au Massachusetts Institute of Technology à Boston, et ses collègues, montrent que le trou s’est rétréci d’environ 4,5 millions de kilomètres carrés entre 2000 et 2015. A ce rythme-là, il devrait complètement disparaître vers la moitié du siècle.

Aléas climatiques et volcaniques

Dans l’Antarctique, le trou de la couche d’ozone commence à se former en fin d’hiver, fin août, pour atteindre son maximum début octobre. Au lieu d’analyser ce mois, comme c’est le cas dans la plupart des travaux, les chercheurs ont étudié le mois de septembre, lorsque le trou est encore en formation.

A ce stade, sa taille est moins sujette aux aléas météorologiques et à l’activité volcanique -dont les nuages soufrés renforcent l’activité des CFC-, et est plus directement liée aux CFC eux-mêmes. En octobre 2015, le trou a atteint un record de 25,3 millions de km2, conséquence de l’éruption, six mois auparavant, du volcan Calbuco au Chili.



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