Animaux: les parlementaires vont enquêter dans les abattoirs

Le 18 mars 2016 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Des têtes de chevaux après démembrement.
Des têtes de chevaux après démembrement.
@L214

Après la publication d’enquêtes édifiantes sur les conditions d’abattage dans deux abattoirs gardois, des députés se saisissent du sort fait aux animaux de boucherie, en créant une commission d’enquête. L’association L214 se dit satisfaite.

Une commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français devrait prochainement voir le jour. Son but: «Etablir un état des lieux précis de la situation, procéder à l’analyse de l’efficacité des moyens de contrôle des règles sanitaires et des conditions de mise à mort». Proposée par Olivier Falorni, député du groupe ‘Radical, républicain, démocrate et progressiste’, elle trouve son origine dans les enquêtes que mène l’association L214. 145.894 personnes avaient réclamé la création de cette commission par le biais d’une pétition en ligne.

 

La dernière enquête de L214 avait pour cadre l’abattoir du Vigan (Gard), où des images très dures ont été tournées: «Chevaux découpés encore vivants, moutons violemment jetés au mur, bovins suspendus par une patte et agonisants pendant la saignée, porcelets mal étourdis et conscients sur la chaîne d’abattage. Autant d’actes de cruauté ignobles, perpétrés avec sadisme et amusement, que l’association dénonce mais elle pointe également ‘un matériel défaillant, un personnel incompétent, des vétérinaires absents’», décrit le texte parlementaire qui crée la commission d’enquête.

 

Contactée par le Journal de l’environnement, Brigitte Gothière, la présidente de L214, espère que cela ne sera pas «la énième commission pour rassurer les consommateurs en faisant croire que tout est pris en main». Elle exige un état des lieux précis, pour lequel toute la filière sera auditionnée. «Les vétérinaires en profiteront pour tirer la sonnette d’alarme sur leur manque de moyens et de personnels, prédit Brigitte Gothière. On n’est pas naïfs par rapport aux effets d’une telle commission, mais cela maintient le sujet sur la place publique.» Et de promettre: «Nous continuerons à montrer ce qui se passe dans les abattoirs».



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus