Anaee, un projet pour comprendre l'évolution des écosystèmes

Le 04 mai 2011 par Célia Fontaine
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Bruxelles a annoncé le 3 mai le lancement de trois nouvelles infrastructures paneuropéennes de recherche en sciences biologiques. Parmi elles, l'infrastructure d'analyse et d'expérimentation des écosystèmes (Infrastructure for Analysis and Experimentation on Ecosystems -Anaee).
 
Celle-ci «permettra la mise en place coordonnée de plates-formes d’observation et d’analyse des écosystèmes européens, terrestres et aquatiques», précise l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), qui coordonne le projet européen.
 
L’idée est de mettre fin à la fragmentation des dispositifs de recherche en Europe: aujourd’hui, les centres sont dispersés et peu liés entre eux. Ils travaillent sur des problématiques scientifiques parcellisées, ce qui ne permet pas «l’approche intégrée nécessaire pour étudier les réponses des écosystèmes aux changements globaux, en cours et à venir».
 
En effet, l'étude des cycles biogéochimiques et de la biodiversité est indispensable pour bien cerner les enjeux des changements climatiques et de la sécurité de l'approvisionnement alimentaire. Anaee mettra en place «un ensemble coordonné de plates-formes expérimentales destinées à détecter, analyser et prévoir les réactions des écosystèmes aux changements climatiques et à élaborer des techniques de gestion appropriées», peut-on lire dans le communiqué européen.
 
Plus précisément, le réseau paneuropéen de plates-formes expérimentales permettra par exemple d’enregistrer l’évolution sur le long terme des variables relatives à la végétation, au sol et à la biodiversité, de mesurer «les flux de matière et d’énergie, en particulier vers l’atmosphère et l’hydrosphère et de les relier aux changements globaux», ou encore de modéliser le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes dans différents scénarios de changements globaux.
 
L'infrastructure sera opérationnelle en 2015. Les coûts de préparation et de construction sont estimés à 210 millions d'euros. Ce projet concerne 200 chercheurs en France, plus de 2.000 en Europe et il est soutenu par des institutions de 20 Etats membres et pays associés.
 


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