Amiante: une centaine de scientifiques condamnent les exportations québécoises

Le 02 février 2010 par Victor Roux-Goeken
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Dans une lettre ouverte du 28 janvier, une centaine de scientifiques de 28 pays appellent le Premier ministre du Québec Jean Charest à faire cesser l’exportation d’amiante. Cette lettre a été publiée quelques jours avant l’arrivée en Inde, le 31 janvier, du Premier ministre québécois pour une visite commerciale d’une semaine. Il est attendu de pied ferme par plusieurs syndicats du pays. Le Québec est le principal exportateur d’amiante chrysotile, et les pays en développement ses principaux importateurs.

A en-tête de l’ONG en santé environnementale américaine Environmental health trust et de l’association sud-africaine du cancer, cette lettre a été relayée par le département santé-sécurité de l’Institut syndical européen (Hesa-Etui).

Rappelant que le Québec lui-même n’utilise plus d’amiante chrysotile, la centaine de scientifiques appellent le gouvernement de la province canadienne à arrêter l’exportation d’amiante; cesser le soutien financier de l’Institut du chrysotile, un lobby industriel; soutenir l’inclusion de l’amiante chrysotile dans la liste de la convention de Rotterdam, qui avait achoppé en octobre 2008 (1); aider les 340 derniers travailleurs des mines d’amiante à se reconvertir; résorber l’épidémie des maladies associées à l’amiante qui s’installe au Québec (2).

(1) Dans le JDLE «Convention de Rotterdam: pas d’accord sur l’amiante chrysotile»
(2) Dans le JDLE «Amiante: de plus en plus de cancers au Canada»


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