Amiante: un médecin du travail mis en examen

Le 25 juillet 2008 par Agnès Ginestet
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Un médecin du travail ayant exercé au port de Dunkerque de 1970 à 1995, a été mise en examen pour homicide involontaire à Paris le 22 juillet, dans le cadre d’une enquête portant sur le décès de 16 dockers. Leurs veuves se sont portées partie civile, ainsi qu’un ancien docker et l'association pour la défense des victimes de l'amiante (APDA).

Selon l’AFP, la juge d’instruction Marie-Odile Bertella Geffroy, du pôle santé publique de Paris qui centralise au niveau national les plaintes pénales des dossiers sur l’amiante, poursuit aussi le médecin du travail pour «non-assistance à personne en péril». Elle lui reproche «une insuffisance d'action, des fautes caractérisées, imprudences, négligences particulièrement graves dans le cadre de sa mission de médecine du travail à compter du 1er octobre 1970». «Le médecin du travail doit connaître les conditions de travail des salariés, identifier les risques sanitaires, les signaler aux employés ou à leurs représentants et conseiller les chefs d'établissement sur les mesures à prendre», a confié l’avocat des parties civiles à l’AFP. Selon lui, dans les années 1970, les dockers du port de Dunkerque travaillaient «sans protection, dans un milieu confiné au milieu des poussières d’amiante».

En octobre 2007, des poursuites ont également été engagées à l’encontre d’un médecin du travail de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados), spécialisée dans la transformation de l’amiante.

Au même moment, un important procès sur l’amiante vient de s’ouvrir au Japon. Selon le Japan times, 178 plaignants (essentiellement des ouvriers de la construction et des parents d’ouvriers décédés de maladies liées à l’amiante) demandent une compensation financière d’environ 228.000 euros chacun à 46 fabricants de matériaux de construction et au gouvernement pour n’avoir pas pris de mesures de prévention suffisantes tout en sachant que l’exposition à l’amiante entraînait de graves problèmes de santé. Le gouvernement japonais vient d’annoncer son intention de renforcer les inspections liées à l’amiante, qui devraient concerner ainsi la quasi-totalité des établissements privés du pays.





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