Amiante: procès historique en Italie

Le 08 avril 2009 par Victor Roux-Goeken
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Le premier procès pénal contre deux anciens dirigeants de la société multinationale Eternit, accusée d’être responsable de décès dus à l’amiante, s’est ouvert lundi 6 avril à Turin (Italie). 2.900 personnes se disent victimes professionnelles ou environnementales et contaminées par 4 usines italiennes d’Eternit (Casale Monferrato, Cavagnolo, Bagnoli et Rubiera).

Les anciens actionnaires et hauts dirigeants, le baron belge Jean-Louis de Cartier et le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny (1), sont poursuivis pour homicide par négligence.

Il leur est reproché de n’avoir ni protégé ni informé les salariés, de ne pas avoir assuré le lavage des vêtements de travail couverts de poussière d’amiante (lavés à domicile), et d’avoir livré des matériaux sans informer du danger, le tout à grande échelle et pendant plusieurs décennies, rappelle l’Association nationale française de défense des victimes de l’amiante (Andeva).
Celle-ci en profite pour réclamer un procès au pénal en France, à qui le procès italien doit servir d’exemple.

Selon l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), 10 à 20% des cancers du poumon sont liés à l’amiante, et devraient causer 100.000 morts d’ici 2025.

(1) Ce dernier a proposé un dédommagement de 60.000 euros pour chaque décès et 20.000 € par malade à condition, selon un de ses avocats, que les parties concernées se retirent de la procédure.


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