Amiante: le Canada gagne une bataille contre l'UE

Le 17 octobre 2006 par Claire Avignon
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L'Union européenne et les organisations onusiennes n'ont toujours pas réussi à insérer l'amiante chrysotile dans la liste de veille des échanges commerciaux internationaux qui contient déjà 39 substances dangereuses, dont toutes les autres formes d'amiante. Les représentants de 100 gouvernements n'ont pas pu se mettre d'accord lors d'une conférence sur la convention de Rotterdam, organisée la semaine dernière par le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La décision a été reportée à la prochaine conférence qui aura lieu en 2008.

«L'absence de décision sur la chrysotile est inquiétante pour beaucoup de pays en voie de développement qui ont besoin de protéger leurs citoyens contre les risques bien connus de cette substance dangereuse, a estimé Achim Steiner, le directeur exécutif du Pnue. Lors des discussions que nous allons mener pendant les deux prochaines années, les exportateurs devraient se sentir particulièrement responsables et aider les importateurs à utiliser la substance de manière sure.»

Des pays comme le Canada avancent que la chrysotile n'est pas dangereuse pour la santé, malgré un consensus international sur le sujet. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il s'agit d'un cancérogène qui tue au moins 90.000 personnes chaque année dans le monde. Actuellement, la chrysotile représente 94% de la production mondiale d'amiante. Seulement quatrième producteur mondial après la Russie, le Kazakhstan et la Chine, le Canada est le plus fervent défenseur de la substance. Et pour cause: il est le premier exportateur mondial avec 40% du marché.




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