Amiante : La plainte civile contre Eternit Suisse a été rejetée

Le 11 mai 2012 par Geneviève De Lacour
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Le premier procès civil de l'amiante contre Eternit en Suisse a abouti à un non-lieu aujourd’hui 10 mai, les faits étant prescrits, indique l'entreprise. Le Tribunal cantonal a rejeté une plainte de la famille d'un homme décédé d'un cancer en 2004, ayant vécu dans sa jeunesse près d’un site Eternit, à Glaris, Suisse.

Les faits remontent aux années 1960. Le défunt séjourne alors durant plusieurs années dans la commune où se trouve le site principal du groupe suisse Eternit. Le groupe a utilisé de l'amiante dans la fabrication de toits et façades, des années 1960 aux années 1990.

Quatre décennies plus tard, en 2004, l’homme tombe malade. Il développe un mésothéliome, un cancer des poumons, causé par l'exposition aux fibres d’asbeste. Il y succombe deux ans plus tard.

Ses proches ont d'abord déposé plainte pénale mais l'autorité d'enquête du canton de Glaris a classé l'affaire en 2006. Le Tribunal fédéral a ensuite confirmé cette décision.

La famille du défunt a alors fait porter le cas devant la justice civile, réclamant 110.000 francs suisses (soit 92.000 euros) de réparation pour tort moral. Les juges viennent de refuser d'y donner suite, les faits étant prescrits. Leur verdict met un terme au premier procès civil de l'amiante concernant un site suisse d'Eternit.

En février dernier à Turin, les ex-propriétaires d'Eternit S.p.a. Gênes, le Suisse Stephan Schmidheiny et le Belge Jean-Louis de Cartier, ont été condamnés à 16 ans de prison ferme. Absents à leur procès, ils ont été reconnus coupables d'avoir provoqué une catastrophe écologique et d'avoir sciemment passé outre les directives de sécurité dans deux usines italiennes du groupe.

Stephan Schmidheiny a dit qu'il ferait appel de ce jugement de première instance. Mais le Ministère public italien se penche aussi sur le cas des ouvriers transalpins ayant travaillé dans les usines suisses d'Eternit avant de tomber malade et mourir après leur retour en Italie. Jusqu’à présent, les victimes n'ont jamais eu gain de cause en Suisse.

 



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