Alzheimer, Parkinson: la pollution de l’air, un facteur aggravant

Le 08 janvier 2016 par Romain Loury
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Pollution de l'air à Atlanta
Pollution de l'air à Atlanta
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La pollution de l’air n’est pas seulement un facteur de risque cardiovasculaire et pulmonaire, elle entraîne aussi un risque pour le cerveau. Publiée dans Environmental Health Perspectives (EHP), une étude américaine révèle un lien significatif entre le taux de particules fines PM2,5 et la progression des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Menée par l’équipe d’Antonella Zanobetti, spécialiste de santé environnementale à la Harvard School of Public Health à Boston (Massachusetts), cette étude est la première menée sur l’impact à long terme des particules fines PM2,5 (d’une taille inférieure à 2,5 micromètres) sur ces maladies neurodégénératives.

Autre particularité, sa taille: les chercheurs ont analysé 9,8 millions d’Américains inclus dans le système d’assurance-santé Medicare. Agées de plus de 65 ans, ces personnes résidaient dans 50 grandes villes des Etats-Unis, dont le taux moyen de PM2,5 est de 12 microgrammes par mètre cube (µg/m3).

L’équipe a analysé le taux de premières admissions à l’hôpital pour une démence liée à l’âge (Alzheimer, Parkinson ou autre). Résultat: pour toute hausse de 1 µg/m3 du taux annuel de PM2,5, ce taux s’élève de 15% pour la maladie d’Alzheimer, de 8% pour la maladie de Parkinson et de 8% pour les autres types de démence.

Un rôle dans la progression des maladies

Il y aurait donc un lien entre la pollution aux PM2,5 et l’aggravation d’une maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, une fois celle-ci déjà déclarée. Mais les données ne permettent pas de conclure quant à leur rôle dans l’apparition de ces maladies neurodégénératives.

Les chercheurs n’ont pas trouvé de relation «non linéaire»: il n’y a donc, au vu des résultats, pas d’effet de seuil. Et donc, théoriquement, pas de niveau en deçà duquel les PM2,5 seraient inoffensives. Un résultat qui reste à confirmer par d’autres analyses plus fines.

L’hypothèse d’un lien entre PM2,5 et maladies neurodégénératives n’a rien de farfelu: selon plusieurs études toxicologiques, la pollution de l’air engendrerait un stress oxydatif, phénomène impliqué dans la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’un état d’inflammation chronique, qui joue un rôle aussi bien dans Alzheimer que dans Parkinson.



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