Aluminium dans les vaccins: dépôt d'une plainte contre X

Le 16 janvier 2014 par Marine Jobert
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Devant le ministère de la santé, des grévistes de la faim.
Devant le ministère de la santé, des grévistes de la faim.
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Qui a obtenu la peau du vaccin DTPolio® (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite) sans adjuvant aluminique, fabriqué par Sanofi Pasteur? C’est ce qu’aimerait savoir l’association d’entraide aux malades de myofasciite à macrophages (E3M), qui vient de porter plainte contre X pour «faux, usage de faux, et escroquerie» auprès du procureur de la République de Paris. E3M se constitue également partie civile aux côtés de deux malades atteints de cette maladie très invalidante et douloureuse[1], dont ils attribuent la survenance, dans un contexte de prédisposition génétique, à l’injection d’un vaccin contenant des sels d’aluminium comme adjuvants. Ils avaient porté plainte en juillet 2013 pour «atteinte à l’intégrité de la personne, mise en danger de la personne/risques causés à autrui».

 

E3M s’est livrée à quelques calculs statistiques pour fonder sa plainte. Car les raisons invoquées par le laboratoire Sanofi Pasteur, en 2008 et après 47 ans de bons et loyaux services prophylactiques du vaccin DTPolio®, pour le retirer des rayons des pharmacies, semblent louches à l’association. Officiellement, une hausse importante d’effets indésirables aurait été notée cette année-là. Après calculs (détaillés ici), l’association estime que «cette hausse d’effets indésirables en 2008 n’existe pas» et qu’il s’agit d’une «falsification, c’est-à-dire d’une dénaturation volontaire des faits».

 

A qui profite le crime? La plainte déposée aujourd’hui ne désigne pas de responsable, mais l’association attaque les visées commerciales du laboratoire. «Cette suspension s’inscrit dans une stratégie de Sanofi visant à réduire le nombre de ses vaccins, avec la volonté claire de supprimer les «petits» vaccins atypiques (…) Ainsi, 15 vaccins de Sanofi concernant la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la polio, qui sont les ’anciens vaccins traditionnels‘, étaient commercialisés début 2000. En 2012, il ne reste plus que 5 vaccins», pointe E3M. Des membres de différentes instances stratégiques dans les recommandations sanitaires ayant trait aux vaccins (Comité Technique des Vaccinations[2], Académie de Médecine, InfoVac[3]) sont également épinglés pour des conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique.

 

Cette démarche judiciaire, tient à préciser E3M, «ne remet pas en cause le principe de la vaccination», mais porte sur la question de la toxicité de l’aluminium utilisé comme adjuvant vaccinal.

 



[1] Les malades souffrent, à des degrés divers, d’épuisement chronique, de douleurs musculaires et articulaires intenses et de troubles cognitifs, qu’ils attribuent à la présence de sels d’aluminium dans la solution. Le nombre de malades souffrant de myofasciite à macrophages oscillerait entre 500 selon l’Agence française du médicament et «plusieurs centaines de milliers» de cas selon E3M. L’association se fonde sur les 2% de la population occidentale qui sont atteints du syndrome de fatigue chronique. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) le considère comme une maladie neurologique grave depuis 1969. Il est aussi désigné sous le terme d’encéphalomyélite myalgique.

[2] Le CTV est une commission du Haut conseil de santé publique (HCSP), à l'origine du rapport du HCSP sur l'aluminium vaccinal. Il impulse la politique vaccinale française par ses conseils au ministère de la santé.

[3] Le réseau Infovac se présente comme un «réseau indépendant» d'information sur les vaccins. «Ce qui est faux», annonce E3M, qui illustre cette affirmation avec plusieurs exemples. Le réseau est essentiel dans le dispositif vaccinal, puisqu’il diffuse son information au corps médical (pédiatres, généralistes..).

 

 



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