Alstom construira ses éoliennes offshore à Saint-Nazaire et Cherbourg

Le 04 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Alstom a pris sa décision. Si, au terme de l’appel d’offres lancé en juillet dernier sur l’éolien offshore, le gouvernement donne son feu vert, Alstom, le partenaire industriel du consortium mené par EDF Énergies nouvelles et le danois Dong Energy, assemblera ses éoliennes à Saint-Nazaire et à Cherbourg.  GDF, Areva et Vinci forme le seul  autre consortium, majoritairement français, en lice.

Saint-Nazaire et Cherbourg seraient ainsi les premiers sites d'Alstom dans le monde consacrés à l'éolien offshore. Ils produiront Haliade 150, une éolienne offshore de 6 mégawatts capable d'alimenter en électricité l'équivalent d'environ 5.000 foyers grâce à des pales de 73,50 mètres. «L’éolienne qui sera construite est robuste, simple et efficiente» explique Frédéric Hendrick, vice-président d’Alstom Wind.

Les ports candidats de Dunkerque (Pas-de-Calais), Brest (Finistère), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) et Le Havre -  déjà sélectionné par Areva pour un projet d'usine d'éoliennes, n'ont, en revanche, pas été retenus.

Le choix s’est porté sur Saint-Nazaire et Cherbourg en raison de leur localisation géographique, de la qualité des infrastructures portuaires, l’accès au réseau ferroviaire, l’existence d’un bon réseau de sous-traitance mais aussi de la présence d’une main d’œuvre locale qualifiée.
 
Saint Nazaire devrait accueillir deux ateliers, proches géographiquement, pour la fabrication des nacelles et des générateurs et Cherbourg  sera chargé de la production des pales en fibre de verre de 73,5 mètres de long- « les pales les plus longues du monde » commente Frédéric Hendrick. Cherbourg accueillera également un atelier d’assemblage de mâts. Alors que les usines devront être opérationnelles pour un début de production en série début 2015, Alstom prévoit d’installer son centre d’ingénierie entre Nantes et Saint-Nazaire. Mais n’a pas encore décidé de la localisation définitive. Une quarantaine de personnes travaillent déjà sur des prototypes à Saint Nazaire.
 
Ce projet industriel majeur d’un coût 100 millions d’euros ne pèse rien moins qu’un millier d’emplois directs - 500 pour chaque site - et 4 000 emplois induits, c’est-à-dire en sous-traitance.
 
Mais le dimensionnement du projet sera fonction du succès dans l’appel d’offres du consortium mené par EDF EN dont Alstom fait partie, a précisé le fabricant d'équipements électriques dans un communiqué.
 
Un porte-parole d'Alstom a expliqué que cet investissement et les emplois associés sont fondés sur l'hypothèse où le consortium, dont Alstom sera le fournisseur exclusif, obtiendrait la moitié de la phase 1 de l'appel d'offres portant sur la création au large des côtes françaises de 5 fermes éoliennes d'une capacité totale de 3 gigawatts. L'attribution au consortium d'une tranche plus réduite entraînerait une révision du projet, a-t-il ajouté. L'hypothèse de l'ouverture d'un seul site serait alors envisagée.
 
Lors d'une conférence de presse, Patrick Kron, PDG du groupe a souligné qu'il s'agirait «de la première ouverture d'usines Alstom en France depuis 20 ans si évidemment le consortium était sélectionné au niveau approprié d'au moins 1,5 gigawatts».
 
La région Pays de la Loire, le département de Loire-Atlantique et la ville de Saint Nazaire et son port, se sont félicités de cette annonce qui « confirme l'attractivité du territoire pour l'accueil de grands projets industriels liés à l'éolien offshore et plus globalement aux énergies marines renouvelables ».
 
Selon eux, elle se traduira pour cette seule région par la création de 500 à 800 emplois directs et près de 2.000 d'emplois indirects.
 
Le président PS du conseil régional Jacques Auxiette a précisé que la région, qui compte investir près de 75 millions d'euros d'ici 2014 pour soutenir cette filière, s'est engagée à soutenir l'implantation d'Alstom via un dispositif ambitieux d'aide à l'implantation industrielle. Selon le vice-président d’Alstom Wind, «la région s’est engagée à s’impliquer dans le projet immobilier, en matière de formation, en s’appuyant sur l’adhésion des acteurs locaux et des communautés locale ».
 
Pour l’ancien maire de la Roche-sur-Yon, cette implantation devrait ouvrir une nouvelle ère industrielle pour Saint-Nazaire, et plus globalement pour la Région des Pays de la Loire. «C’est pour notre territoire une opportunité unique de s’inscrire en pointe dans la transition énergétique en cours tout en faisant émerger une nouvelle filière industrielle leader au plan national qui générera à termes plusieurs milliers d’emplois sur le territoire ».
 
Le gouvernement a lancé le 5 juillet un appel d'offres européen pour implanter sur cinq sites quelque 600 éoliennes, représentant un investissement de 10 milliards d'euros. Il doit faire son choix en avril 2012 et lancer, à cette même date, un second appel d'offres portant sur une puissance comparable.
 
Le premier prototype devrait être testé sur la terre ferme début 2012, avant qu'un second exemplaire le soit en mer courant 2012. La production en série devrait débuter en 2014.
 


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus