Alsace: le stockage souterrain en question

Le 20 avril 2005 par Christine Sévillano
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Le député du Haut-Rhin demande aux parlementaires de faire la lumière sur les causes et les conséquences de l'incendie du site d'enfouissement de déchets ultimes, exploité par Stocamine. Un incident qui a stoppé l'exploitation de ce site dont les élus locaux ne savent plus quoi faire.

L'Assemblée nationale vient d'enregistrer la proposition de résolution pour la création d'une commission d'enquête sur les conditions d'exploitation du site de stockage souterrain de déchets ultimes par Stocamine à Wittelssheim. Le dépositaire, Francis Hillmeyer, député (UDF) du Haut-Rhin, souhaite connaître les causes et les conséquences de l'incendie du site, qui a eu lieu le 10 septembre 2002, mais aussi les possibilités d'évolution du site.  «Nous voulons comprendre comment un tel incendie a pu se produire alors que pendant les enquêtes publiques on nous avait assuré, à nous élus locaux, que cela n'était pas possible», explique Francis Hillmeyer. Les déchets ultimes devaient être sans risques, «inertes». Pourtant une enquête évoque la possibilité d'ajout de produits phytosanitaires qui n'auraient pas été remarqués ou de restes de produits de construction mis dans les sacs de déchets d'amiante, qui ne sont jamais ouverts pour des raisons de sécurité.

Cette proposition a été déposée en décembre, quelques jours avant la mise en examen de Stocamine. Mais le règlement du Parlement interdit les commissions d'enquêtes quand des procédures judiciaires sont en cours. Pourtant, le député ne désespère pas: «Je ne demande pas seulement de faire la lumière sur les conditions de l'incendie que les pompiers ont mis trois semaines à arrêter. Je sollicite une enquête pour savoir ce que nous devons faire d'un site qui n'est plus utilisé depuis l'incident». En effet, seule une gestion du stockage des déchets est assurée depuis l'incendie par les miniers des Mines de potasse d'Alsace (MPA). L'exploitation des mines de potasse, qui devait prendre fin en 2003, a dû également être écourtée, les travaux de réhabilitation pour la sécurité des travailleurs, après l'effondrement de galeries, étant trop coûteux pour les 12 mois restants.

«Nous devons savoir si nous murons le site façon "sarcophage" ou si nous devons remonter les déchets pour plus de sécurité, et dans ce cas, ce que nous devons en faire», poursuit Francis Hillmeyer. Les interrogations portent également sur l'avenir de la nappe phréatique située à proximité, et qui pourrait être polluée après des mouvements de terrain. Une étude aurait été réalisée par un cabinet suisse sur le sujet mais MPA, que nous avons contactées, ne souhaitent pas en communiquer les résultats. La demande du député du Haut-Rhin pourrait aboutir d'ici un mois.




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