Alliance française dans l’éolien flottant

Le 13 octobre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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DCNS apportera au projet sa structure semi submersible.
DCNS apportera au projet sa structure semi submersible.
DCNS

A quelques jours de la publication du prochain appel d'offres éolien marin, Alstom et DCNS s'allient pour mettre au point une éolienne flottante de grande puissance.

Encore incertain, l’avenir de l’éolien marin semble se situer au grand large. D’où l’importance de mettre au point des structures flottantes capables de supporter des turbines de puissance toujours plus importante. S’éloigner des côtes réduit le risque de déplaire aux riverains. Il accroit aussi la productivité des machines. «Au large, les vents soufflent en moyenne 3.000 heures par an, ce qui autorise des facteurs de charge de l’ordre de 35%», rappelle Carlos Martin Rivals d’EDP Renováveis. Jusqu’à 40 mètres de fond, le potentiel éolien marin français est estimé à 80 gigawatts. Entre 40 et 200 m, il dépasse les 122 GW: l’équivalent de la totalité du parc électrique français!

Une éolienne Statoil dès 2015

Depuis 2009, Statoil teste dans l’Atlantique Nord une turbine Siemens de 2,3 MW fixée sur un très long mât flottant, ancré au fond. Prévu pour être installé à la surface de colonnes d’eau d’au moins 200 m, le Hywind donne satisfaction. Le pétrogazier norvégien prévoit de développer une machine pré-commerciale de 7 MW vers 2015.

Pour de plus faibles hauteurs d’eau, EDP R essaie une autre solution: Windfloat. Ce système couple une éolienne Vestas de 2 MW à une structure semblable à celles qui supportent les plates-formes pétrolières. Reliés entre eux, les ballasts des trois flotteurs de la plate-forme compensent, en faisant circuler l’eau, les mouvements de la houle. Financé par le dispositif NER 300, l’expérience donne satisfaction. EDP R prévoit de construire une ferme d’une demi-douzaine d’engins flottants, de 3 à 7 MW unitaire d’ici 2017.

Partenariat Alstom-DCNS

Alstom n’est pas en reste. L’industriel français a conclu, ce lundi 13 octobre, un accord de partenariat avec DNCS. Financé par les Investissements d’avenir (à hauteur de 6 millions d’euros), le projet «Sea Reed» vise à transformer en éolienne flottante l’Haliade 150, turbine de 6 MW déjà utilisée dans les parcs marins «posés». Utilisant les résultats de son programme Winflo, Alstom concevra l’intégration de l’Haliade au système flottant. De son côté, DCNS conduira les études sur le comportement, le dimensionnement, l’industrialisation et l’installation du système flottant avec la turbine. Objectif: mettre à l’eau le prototype en 2017. De quoi être en phase avec le développement de l’éolien flottant tricolore.

Outre DCNS et Alstom, un consortium européen autour de Gamesa a annoncé qu'il allait commencer à tester mi-2015 la première turbine flottante au large du Croisic (Loire-Atlantique).

Jeudi dernier, le ministère de l’écologie a confirmé la publication, dans les prochains jours, du troisième appel d’offres éolien offshore, posé ou flottant.



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