Alliance dans les réseaux «intelligents»

Le 03 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les réseaux intelligents permettront de verdir le mix énergétique.
Les réseaux intelligents permettront de verdir le mix énergétique.

Alstom et Toshiba ont annoncé, lundi 3 septembre, leur intention de coopérer dans le secteur prometteur, mais qui tarde à démarrer, des réseaux d’électricité «intelligents». Ces Smart Grids, comme on les appelle en jargon, sont une combinaison de réseaux de transport ou de distribution d’électricité, d’informatique et de télécommunication.

Cette technologie est réputée permettre un pilotage très fin des réseaux par leurs gestionnaires (bien pratique si le mix énergétique est bardé d’énergies intermittentes), faciliter les télé-opérations (relevé des compteurs), voire éviter les black-out en cessant d’alimenter des installations énergivores en période de pointe de consommation.

 Les deux groupes vont étudier «les voies d'une large collaboration» qui «permettrait de développer un large éventail de solutions visant à améliorer la gestion des réseaux électriques dans des contextes et zones géographiques différents pour contribuer à sécuriser les approvisionnements», ont-ils annoncé dans un communiqué.

Alstom et Toshiba rechercheront des synergies s'appuyant sur leurs savoir-faire respectifs, à savoir des systèmes de contrôle avancés destinés à obtenir le meilleur équilibre entre demande et production d'électricité pour Alstom, et les équipements de distribution destinés à l'utilisateur final pour le conglomérat japonais.

Dans le cadre de ce projet, les deux groupes «envisagent de concevoir des systèmes capables d'accompagner l'intégration à grande échelle des énergies renouvelables dans les réseaux électriques et de contribuer à la réduction des coûts». Ils se consacreront aussi à la promotion des réseaux intelligents dans le monde, soulignent-ils.

Selon une étude de Pike Research, le chiffre d’affaires du marché mondial des Smart Grids pourrait atteindre 200 milliards de dollars (159 milliards d’euros) d’ici 2015. En France, la plus grosse opération de ce type est le remplacement des 35 millions de compteurs électriques par le compteur communicant Linky [JDLE]. Bloqué faute de financement, le déploiement de Linky devrait coûter plus de 4 milliards d’euros.



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