Alliance anglo-chinoise dans le domaine du nucléaire

Le 17 octobre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Installation d'un générateur de vapeur dans la centrale de Taishan.
Installation d'un générateur de vapeur dans la centrale de Taishan.
CGNPC

Des deux côtés du Channel, on n’envisage pas le futur de l’atome de la même façon. La France s’interroge sur le devenir de son parc électronucléaire quand le Royaume-Uni prépare l’avenir de son industrie atomique.

Alors que les discussions avec EDF sur le plan de financement de la future centrale d’Hinkley Point C sont sur le point d’aboutir (leurs résultats pourraient être publiés le 21 octobre), Londres et Pékin viennent de conclure une série d’accords, potentiellement inquiétants pour les entreprises françaises.

Confirmant des rumeurs vieilles de plusieurs mois, le ministre des finances britannique, George Osborne, a donné son feu vert, le 17 octobre, à une prise de participation chinoise dans la future centrale nucléaire d’Hinkley Point C (qui comprendra deux EPR d’Areva). Cette installation doit être construite et exploitée par EDF Energy, filiale britannique de l’opérateur historique français. L’actionnaire devrait être la China Guangdong Nuclear Power Holding Corp (CGNPC), électricien pour lequel EDF et Areva ont bâti les centrales nucléaires de Ling Ao et de Daya Bay.

Des réacteurs uniquement financés par des capitaux chinois

Dans un premier temps, la participation de CGNPC sera minoritaire. Mais le chancelier de l’échiquier, en visite à la centrale chinoise de Taishan (qui comprendra aussi deux EPR français), a indiqué que des investisseurs chinois pourraient être majoritaires dans le capital d’autres centrales nucléaires britanniques.

En contrepartie, les compagnies britanniques ont pris soin de se faire ouvrir le marché nucléaire chinois, habituelle chasse gardée de leurs concurrents russes, français et américains.

A Pékin, George Osborne a signé, avec son homologue Ma Kai, un accord de coopération aux termes duquel les entreprises nucléaires britanniques, à l’instar de Rolls Royce, d’International Nuclear Services ou de Mott MacDonald, pourront plus facilement participer à la mise en œuvre du programme électronucléaire chinois.

Exploitant 17 réacteurs, la Chine en construit actuellement 29. En 2020, sa capacité de production nucléaire devrait atteindre 58 gigawatts électriques, et 200 GWe en 2030.



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