Allemagne: quand le nucléaire subventionne le charbon propre

Le 23 janvier 2007 par Enerpresse
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Comment accroître son parc de production thermique tout en réduisant ses émissions de CO2? Telle est la quadrature que les énergéticiens allemands doivent résoudre. Un problème auquel la Deutsche Bank apporte peut-être un début de solution. Dans une récente note, la banque allemande rappelle les faits. Pour remplacer les centrales qui vont être déclassées et satisfaire l'évolution de la demande, l'Allemagne devra mettre en service 42 gigawatts (GW) de capacités nouvelles d'ici 2020 (20 GW pour remplacer les réacteurs qui doivent être fermés, 12 GW pour suivre l'accroissement de la demande et 10 GW pour remplacer d'anciennes centrales thermiques).

Le problème, rappellent les consultants, c'est qu'au prix actuel du gaz et avec les contraintes que devra imposer le prochain plan national d'allocation des quotas, dit Pnaq 2 (la première mouture ayant été rejetée par Bruxelles), l'avenir réside dans le «clean coal». D'où l'idée d'allonger la durée de vie des centrales nucléaires tout en taxant leurs exploitants. Le produit de la taxe devant servir à financer la capture et la séquestration du carbone rejeté par les futures centrales thermiques. Cela étant, remarquent les auteurs, le prix du courant devra nécessairement s'en ressentir. Selon eux, la viabilité de leur système n'est possible qu'avec un prix du mégawattheure (MWh) voisin de 64 euros.




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