Allemagne: le retour du débat nucléaire

Le 04 avril 2006 par Enerpresse
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La Chancelière Angela Merkel a ouvert, le 3 avril, une conférence avec les industriels de l’énergie outre-Rhin. Objectif: jeter les bases des futurs approvisionnements en prenant en compte la dépendance grandissante de l'Europe à l’égard du pétrole et du gaz du Moyen-Orient et de Russie.

Et, comme le signalait la semaine dernière Ludwig Georg Braun, le patron de la Fédération des chambres de commerce et d'industrie (DIHK), présentant une enquête largement en faveur de cette option, (manque un membre de phrase) évoquer à nouveau la question du nucléaire. Une question sur laquelle la coalition emmenée par Angela Merkel est particulièrement discordante, malgré l’accord passé entre les partis qui la composent. Premier acte d’une série de rencontres afin de mettre en place une stratégie énergétique pour l’Allemagne, à l’horizon 2020, cette journée ne devrait en effet pas couper à la problématique du nucléaire, alors que les électriciens, E.ON en tête, avec EnBW, mais aussi RWE, poussent à une prorogation des réacteurs existants, a minima. Longuement interviewé dans le Handelsblatt, le 3 avril, Pierre Gadonneix, le pdg d’EDF, et premier actionnaire d’EnBW (et donc présent à cette rencontre), n’a pas manqué d’indiquer qu’il n’était pas possible de«négliger 2 énergies qui offrent des perspectives à long terme : le charbon et le nucléaire». L’acceptation de ce dernier par l’opinion publique faisant partie des«grands défis auxquels sont confrontés les politiques». Rappelant que son gouvernement respectera le plan négocié par son prédécesseur, Gerhard Schröder (l’arrêt du nucléaire), Angela Merkel a signalé que «ce n’est pas parce que nous avons une divergence d’opinion sur ce point que nous devons ignorer la question de notre future stratégie énergétique à l’horizon 2020». Un objectif qui «dépasse les échéances parlementaires», insiste la responsable. Plusieurs membres du parti de la Chancelière ont cependant déjà remis sur le tapis la stratégie entérinée, entraînant la colère des sociaux-démocrates du SPD à leurs côtés. Et non des moindres, puisque Michael Glos, le ministre chargé de l’économie, juge que l’on ne pourra se passer du nucléaire si l’on entend contenir les prix de l’énergie, qui flambent outre-Rhin. Mais aussi, si le pays veut respecter ses engagements en matière d’émissions de gaz à effet de serre...


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