Alimentation: le cri d’alarme des chercheurs

Le 17 janvier 2019 par Romain Loury
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Doubler la consommation de fruits et légumes
Doubler la consommation de fruits et légumes
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Trop de viande et de sucres, pas assez de légumes: faute de bien manger, l’homme dévore peu à peu sa planète et ruine sa propre santé. Face à l’urgence environnementale, une révolution s’impose dans nos assiettes pour parvenir au «régime idéal», estiment jeudi 17 janvier un consortium international de chercheurs dans le Lancet.

Plusieurs études l’ont bien montré: en matière d’alimentation (responsable de 30% des émissions de gaz à effet de serre, GES), ce qui est mauvais pour la santé l’est aussi pour notre planète. Exemple, la viande rouge, consommée en excès dans les pays industrialisés, favorise le cancer colorectal, tandis que sa production (l’élevage bovin) émet des GES en masse.

Il n’est pas trop tard pour agir, mais il faut le faire vite, estiment 36 chercheurs de 17 pays, rassemblés dans la Commission EAT-Lancet, dans un copieux rapport publié jeudi dans la revue médicale britannique. Et c’est à une véritable révolution qu’ils appellent: -50% de viande rouge en moins (pour atteindre une moyenne mondiale de 14 grammes par jour), -50% de sucres, +100% de légumes, de fruits secs, de noix et de céréales.

Limites planétaires respectées

Ce changement de régime que les experts appellent, le plus radical depuis les débuts de l’humanité, devra s’accompagner d’une réduction drastique du gaspillage alimentaire. Selon eux, un tel régime permettrait à l’humanité de demeurer dans les limites planétaires, aussi bien en termes d’émission de GES, de biodiversité, d’usage de l’eau et des sols que de cycle des nutriments.

En termes de santé, de tels changements permettraient d’éviter chaque année entre 10,9 et 11,6 millions de morts, soit entre 19% et 23,6% des décès survenant chaque année chez les adultes. Actuellement, on estime qu’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim, tandis que 2 milliards consomment trop et mal.



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