Alimentation animale : sus à la dioxine européenne

Le 02 novembre 2011 par Romain Loury
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La Commission européenne a décidé de renforcer ses mesures de prévention contre la dioxine, afin d’éviter tout épisode de contamination aussi inquiétant que celui survenu fin 2010 en Allemagne.
A l’origine de ce scandale alimentaire, des huiles industrielles mélangées à des huiles destinées à l’alimentation animale. Résultat : environ 2.300 tonnes de ces huiles présentant de la dioxine ont été livrées, 4.760 fermes provisoirement fermées après la découverte d’œufs contaminés.
«Nous avions promis d’agir, et l’application du texte adopté aujourd’hui accroîtra la sécurité de l’ensemble de la chaîne des aliments et des aliments pour animaux et consolidera encore le robuste dispositif de sûreté alimentaire déjà en place dans l’Union», espère le commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, John Dalli, cité par un communiqué de la Commission.
Organe de la Commission, le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (CPCASA) vient d’approuver plusieurs mesures de prévention. Notamment un meilleur contrôle des entreprises concernées [1], qui ne devront plus seulement être «enregistrées», mais «homologuées».
Deuxième mesure : les huiles destinées à l’alimentation animale «seront strictement séparées, durant leur production et leur transport», de celles à visée technique. Et l’étiquetage devra clairement mentionner l’utilisation finale.
La Commission mentionne par ailleurs «un plan harmonisé de surveillance à l’échelle de l’UE», avec «des tests minimaux obligatoires pour la dioxine en fonction des risques inhérents aux produits». Quant aux laboratoires, ils seront «tenus de signaler directement aux autorités compétentes tout taux excessif de dioxine».
Outre cet épisode allemand, des taux élevés de dioxine ont été relevés, en 2010, dans du foie de morue polonais, des sardines de la baie de Seine et plusieurs additifs alimentaires provenant d’autres pays européens, selon le dernier rapport du système d’alerte européen RASFF.
[1] Dans son communiqué, la Commission cite «les entreprises de production d’aliments pour animaux utilisant des huiles végétales crues, fabriquant des produits dérivés d’huiles d’origine végétale et procédant à des mélanges de graisses».


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