Algues vertes: peu d’effets sur le tourisme

Le 24 avril 2017 par Marine Jobert
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Leur présence a eu peu d'effet sur le tourisme.
Leur présence a eu peu d'effet sur le tourisme.

Les marées vertes ont-elles fait fuir les touristes? C’est ce qu’a cherché à déterminer le Commissariat général au développement durable (CGDD). La réponse est négative, sauf peut-être en Bretagne Sud, recherchée pour ses eaux plus tempérées.

Le CGDD vient de publier une tentative d’évaluation des coûts indirects supportés par le secteur du tourisme, du fait de la perte d’attractivité d’un littoral touché par le phénomène des algues vertes depuis les années 1960. Peu esthétiques, odorantes, voire dangereuses au stade de la putréfaction, ce vilain cadeau de l’agriculture intensive a causé beaucoup de torts, en Bretagne comme dans les Pays de la Loire, aux communes du littoral et aux activités économiques liées à la mer.

Un tiers en hôtels et campings

Est-ce la météo, la conjoncture économique ou la réforme engagée dans le classement hôtelier à la même période? Le CGDD constate bien que le taux de couverture moyen des algues vertes, qui augmente très significativement entre 2002 et 2012, évolue en sens inverse de la fréquentation des hôtels et des campings pour la même période. Mais difficile d’imputer ces fluctuations aux seules algues vertes, d’autant que les deux tiers des hébergements ont lieu dans les familles ou chez les amis (et n’entrent pas dans les calculs réalisés dans cette étude). Sans compter que les sites les plus favorables à la prolifération des algues sont aussi les moins attractifs pour le tourisme. «Ces effets conduiraient donc à surestimer l’effet de la prolifération des algues en termes de baisse de fréquentation touristique», prévient le CGDD, qui a développé des formules économétriques pour remédier à d’éventuels biais.

Le Sud plus touché

Conclusion: les marées vertes ont «un impact relativement faible sur la fréquentation des hôtels, et pas d’impact sur celle des campings». A une nuance près: les plages du Sud breton et des Pays de la Loire, où les adeptes de la baignade se pressent, ont manifestement eu à souffrir d’une baisse de fréquentation en lien avec une hausse du taux de couverture des algues. Des constats peu spectaculaires, qui demandent à être affinés, conclut la cellule Statistiques du ministère de l’environnement.

 

 



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