Algues vertes: le dossier du joggeur décédé classé sans suite

Le 05 avril 2017 par Stéphanie Senet
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L'estuaire du Gouessant, territoire à risques
L'estuaire du Gouessant, territoire à risques

Le procureur de Saint-Brieuc persiste et signe. Il a confirmé, le 4 avril, le classement sans suite du décès du joggeur, le 8 septembre, dans une vasière du Gouessant (Côtes d’Armor).

 

«Les causes du décès restant médicalement incertaines au terme de l’enquête, il ne pourrait être juridiquement établi aucun lien de causalité direct et certain avec une éventuelle faute constitutive d’une éventuelle infraction», a déclaré le procureur Bertrand Leclerc à l’AFP.

Agé de 50 ans, ce sportif habitué des lieux est décédé le 8 septembre à l’embouchure du fleuve Gouessant, dans la baie de Saint-Brieuc, là même où 36 sangliers avaient été retrouvés morts, en juillet 2011, «probablement à cause d’une intoxication par le sulfure d’hydrogène (H2S) liée aux algues vertes», avait conclu l’Anses[1] à l’époque.

 

Autopsie en retard

Malgré ce précédent, le parquet de Saint-Brieuc a rechigné à lancer des investigations sur cette mort suspecte. Il a tout d’abord attendu quinze jours avant de décider de pratiquer une autopsie du corps du joggeur, sous la pression des deux associations locales Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Trégor. Trois mois plus tard, il décidait de classer l’affaire, tout en reconnaissant que la zone était dangereuse, avec un dépassement du seuil de 1.000 ppm d’H2S par endroits. Des concentrations qui peuvent provoquer une perte de connaissance, un coma, voire la mort, rappelle l’institut national de recherche et de sécurité (INRS).

 

Plainte contre X

Si le dossier a été rouvert, c’est en raison de dépôt de plainte des associations, le 23 septembre, pour mise en danger de la vie d’autrui, contre les préfets de Bretagne et des Côtes d’Armor. «Nous, on ne va pas classer cette affaire sans suite», a réagi André Ollivro, co-président de Halte aux marées vertes. L’ONG envisage de déposer une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

 

 

 



[1] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 



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