Algues vertes: le corps du joggeur sera autopsié

Le 23 septembre 2016 par Stéphanie Senet
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L'estuaire du Gouessant, où le corps du joggeur a été retrouvé le 8 septembre
L'estuaire du Gouessant, où le corps du joggeur a été retrouvé le 8 septembre

Le corps du joggeur, retrouvé le 8 septembre dans une vasière de l’estuaire du Gouessant (Côtes d’Armor), sera finalement exhumé pour être autopsié, a indiqué le 22 septembre le parquet de Saint-Brieuc.

 

Après avoir écarté la piste des algues vertes, le parquet de Saint-Brieuc reconnaît que le doute plane au-dessus du décès du quinquagénaire qui faisait du jogging à Hillon. Son corps a en effet été retrouvé là même où 36 sangliers avaient trouvé la mort en juillet 2011 après avoir «vraisemblablement» inhalé de l’hydrogène sulfuré, provenant de la décomposition d’algues vertes, selon l’avis rendu à l’époque par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris).

 

Face contre terre et non envasé

 

Selon le nouveau témoignage d’un pompier, le corps du joggeur a été retrouvé allongé face contre terre et non pas envasé jusqu’à la taille comme le parquet l’avait indiqué dans un premier temps. «Cet élément nouveau important a donc amené le procureur de la République, après s’être rapproché de la famille du défunt, à ordonner l’exhumation du corps de la victime en vue de son autopsie et d’analyses complémentaires toxicologiques et anatomo-pathologiques», a précisé le parquet, dans un communiqué.

Il a ajouté qu’à ce stade de l’enquête, «les témoins n’ont pas été alertés, ni visuellement ni olfactivement, par une présence en quantité remarquable d’algues vertes, ni incommodés par des émanations de gaz, notamment les pompiers engagés directement sur la vasière».

 

Plainte pour mise en danger de la vie d’autrui

 

Après ce décès, les associations Sauvegarde du Trégor et Halte aux algues vertes avaient demandé aux autorités d’ouvrir une enquête. Même si c’est désormais le cas, elles ont déposé, ce 23 septembre, une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui contre les préfets de Bretagne et des Côtes d’Armor.

Une plainte qui relance le débat autour de la responsabilité de l’Etat dans la prolifération des algues vertes issues de l’agriculture intensive. Si le deuxième plan d’action régional doit démarrer en janvier 2017, il est d’ores et déjà jugé insuffisant par les associations dont Eau et rivières de Bretagne.



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