Algues vertes: l’Etat doit revoir sa copie (EELV)

Le 28 février 2011 par Célia Fontaine
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Le Comité scientifique, constitué à l’initiative de l’Etat pour expertiser les questions techniques liées à la déclinaison du plan algues vertes en Bretagne, a rendu son avis sur deux projets, peut-on lire dans un communiqué d’Europe Ecologie Bretagne du 25 février.

Le plan d’action de lutte contre les algues vertes pour la période 2010-2014 a été présenté par le gouvernement il y a un peu plus d’un an, en février 2010 (dans le JDLE). Dans ce cadre, deux projets pilotes ont été étudiés. Le plus abouti, selon les scientifiques, est celui de la Lieue de Grève (baie de Lannion), qui reçoit un «avis globalement positif» mais avec «des réserves significatives sur plusieurs points». L'autre projet étudié, celui de Saint-Brieuc, n'est quant à lui «pas acceptable en l'état».

De façon générale, les projets «proposent des actions dont l'ambition globale risque d'être insuffisante pour réduire de manière suffisamment drastique les pertes d'azote nitrique vers les eaux et in fine obtenir des résultats tangibles sur la réduction des marées vertes», estime le rapport, qui reconnaît néanmoins la volonté de la profession agricole d’améliorer la situation.

Mais le lien entre le volume de production animale et les pollutions aux algues vertes ne peut plus être ignoré. Pour les écologistes, «les solutions pour l’éradication du phénomène des algues vertes sont bien dans la désintensification et la transformation du modèle agricole actuel». Position qui rejoint celle des scientifiques, qui évoquent même la «réduction du cheptel si besoin».

Guy Hascoet, président du groupe Europe Écologie-Les Verts (EELV) au Conseil régional de Bretagne, souligne d’autre part dans le communiqué l’inefficacité des projets de méthanisation dans le cadre de la lutte contre les marées vertes. Il revient également sur la récente polémique née de la campagne de publicité de France nature environnement mettant notamment en scène une plage bretonne défigurée par les algues vertes, et regrette que celle-ci ait été attaquée par Jean-Yves le Drian, le président (PS) du conseil régional de Bretagne (dans le JDLE).

Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, n'a pas pris de gants de son côté pour reprocher au président du Conseil régional son irresponsabilité, allant même jusqu’à le qualifier d’escroc. «[Il] ferait mieux d’utiliser son temps et l’argent de la Région (...) pour aider les agriculteurs et ceux qui le désirent à sortir de cette logique intensive qui pollue la nature plutôt que pour faire des procès à FNE». a-t-elle déclaré le 26 février. En réponse, Jean-Yves le Drian considère que son rôle de Président est de défendre la Bretagne quand elle est «injustement attaquée, et singulièrement lorsque son image est injustement agressée».



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