Algues vertes: l’Anses rend son avis sur la mort des sangliers

Le 07 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Saisie par le ministère de l’agriculture pour déterminer les causes de la mort des sangliers, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié aujourd’hui 7 septembre les résultats de son expertise: «l'hypothèse d'une intoxication par le sulfure d'hydrogène (H2S) est la plus probable, sans pouvoir néanmoins affirmer qu'il s'agit du seul facteur contributif de la mortalité massive», conclut le rapport.

Pour analyser les éléments disponibles, l'Anses a mis en place, en urgence, un groupe d'expertise collective rassemblant des spécialistes en toxicologie, en faune sauvage, en pathologie animale, en techniques de laboratoire et en environnement.

Selon le document, les éléments d'autopsie laissent à penser que les sangliers s'étaient approchés de l'estuaire du Gouessant pour s'abreuver, après une prise alimentaire. Par ailleurs, le rapport mentionne que «les éléments de contexte et la mortalité massive et brutale de la quasi-totalité de la compagnie de sangliers en un lieu restreint, sont fortement évocateurs d'une intoxication aigüe».

Les comptes rendus d'autopsie révèlent un œdème pulmonaire pour 16 sangliers sur 22 et pour chacun des 3 ragondins. En outre, précise le rapport, «il a été constaté pour certains animaux, une corrélation du tableau lésionnel avec des concentrations en H2S significatives relevées sur les échantillons de poumons. Ces éléments ainsi que l'absence d'autres lésions caractéristiques plaident pour une exposition aérienne à l'H2S, à des concentrations suffisantes pour immobiliser les animaux».

Afin de conclure de manière plus formelle sur cette hypothèse, l'Anses recommande que des travaux complémentaires soient réalisés, dont la recherche de cyanotoxines sur les prélèvements conservatoires des tissus animaux.

Soulignant que les enjeux sanitaires associés à la décomposition d'algues vertes ont été jusqu'à présent documentés principalement pour les plages pour lesquelles des mesures de gestion ont été prises, l’Anses préconise d’étendre les investigations aux vasières, aux fonds d'estuaires et aux lits de certaines rivières.

 


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