Algues vertes: Eau et Rivières de Bretagne dénonce "l'indifférence de l'Etat"

Le 11 août 2009 par Sabine Casalonga
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algues vertes
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Dans un communiqué du 10 août, l’association Eau et Rivières de Bretagne dénonce «l’indifférence de l’Etat» face à à la prolifération des algues vertes qui touche chaque année «100 sites bretons» et a entraîné «un milliard d’euros» de dépenses par les communes depuis 30 ans.

L’accident survenu le 28 juillet sur une plage des Côtes d'Armor, ayant entraîné la mort fulgurante d'un cheval probablement empoisonné par des gaz toxiques émanant d'algues vertes en décomposition et l’évanouissement de son cavalier, sauvé in extremis, a relancé les inquiétudes sur le danger sanitaire de ce fléau.

La préfecture des Côtes d'Armor a estimé vendredi «qu'il n'y a pas lieu de prendre des mesures particulières» et a annoncé la nomination d'un chargé de mission «algues vertes», rapporte l’AFP.

Une mesure jugée toutefois très insuffisante par Eau et Rivières de Bretagne. «Seule réponse de l’Etat à ce cancer environnemental qui ronge le littoral breton : la nomination d’un ‘monsieur algues vertes’! On pourrait en rire, mais c’est à pleurer». L’association déplore qu’aucune disposition particulière pour les zones touchées par les marées vertes ne figure dans l’arrêté signé le 7 août par le Préfet des Côtes d’Armor qui met en œuvre le 4ème programme départemental d’action de lutte contre les nitrates. «Là où l’Etat aurait dû depuis longtemps préparer et mettre en œuvre un programme de réduction progressive des apports de nitrates à l’amont des baies touchées par les marées vertes, il s’est montré dune incroyable passivité», estime-t-elle.

Hier, le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (Meeddm) a mis en ligne un dossier d’information sur les algues vertes. Ce phénomène qui apparaît chaque année de mai à octobre est dû à une combinaison de trois facteurs, rappelle-t-il: une géographie propice (baies fermées ou confinées), une température de l’eau et un éclairement suffisant et un apport excessif en azote par les rivières. Le dossier énumère les actions préventives menées depuis 10 ans par l’Etat et les collectivités locales pour enrayer ce fléau. En Bretagne, il s’agit par exemple des programmes d’action relatifs à la directive Nitrates qui encadrent et restreignent depuis 1996 les apports azotés de l’agriculture sur certaines zones et des programmes mis en œuvre dans 9 bassins versants suite au contentieux ouvert par la commission européenne contre la France. Le Meeddm rappelle également la mise en place de moyens incitatifs, le renforcement du contrôle des exploitations agricoles, les actions d’accompagnement et de soutien des collectivités, notamment financier.


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