Albert Frère investit dans le gaz de charbon

Le 13 mars 2013 par Marine Jobert
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Les différents types d'hydrocarbures non conventionnels.
Les différents types d'hydrocarbures non conventionnels.
IFP

Les mines wallonnes vont-elle reprendre du service? Le grisou, hantise des mineurs, attise les convoitises depuis quelques années. Aux Etats-Unis d’abord[1] -où il a lancé le boom des «hydrocarbures non-conventionnels»- et en Europe maintenant, où plusieurs projets sont sur les rails. C’est dans ce contexte que le milliardaire belge Albert Frère a annoncé la relance de deux projets d’exploitation de gaz de charbon: deux demandes de permis seraient à l’étude auprès des autorités belges. Le premier dans la région de Charleroi, l’autre dans la région de Hainaut[2]. «Des consultants mandatés par Transcor Astra, une filiale du holding CPN d’Albert Frère, ont rencontré des fonctionnaires wallons afin de relancer la procédure administrative», indique l’Echo. Le site du quotidien économique wallon qui précise que Transcore Astra, la filiale détenue par Albert Frère –par ailleurs actionnaire de GDF Suez- aurait acquis récemment la société Gazonor, devenant de ce fait «un spécialiste de la récupération du gaz de mine [autre nom du gaz de charbon]».

 

Ce gaz de charbon n’est rien d’autre que du méthane, en partie présent sous forme libre dans les espaces existant au sein de la veine de charbon, mais pour l’essentiel adsorbé (c’est-à-dire fixé chimiquement) sur le charbon lui-même, qui est un excellent «stockeur». «La technique consiste à réduire la pression dans le filon de charbon pour libérer le gaz. Pour ce faire, on peut forer un puits ou extraire par pompage l’eau qui se trouve naturellement dans le charbon. Dans les deux cas, un processus nommé fracturation permet d’agrandir les limets des filons de charbon, de sorte que le gaz s’échappe plus rapidement. La fracturation est obtenue par pompage sous pression élevée d’un fluide, principalement de l’azote, dans les limets», détaille une brochure de l’Institut français du pétrole. Plusieurs permis de «gaz de charbon» ont été délivrés en France dans le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine (permis de Moselle, de Bleue Lorraine, de Gardanne et Sud-Midi).



[1] C’est environ 10 % de la production américaine actuelle en 2008.

[2] Où une première estimation ferait état de réserves de 10 millions de m3 de gaz.

 



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