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Airparif expulsée d’Issy-les-Moulineaux

Le 17 juin 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Installer une station de mesure prend 2 à 3 ans.
Installer une station de mesure prend 2 à 3 ans.
Laetitia Duarte

Les habitants de l’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO) risquent d’en être pour leur frais. A la demande de leur intercommunalité, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a mis un terme à l’activité de la station de mesure de qualité de l’air d’Airparif, installée à Issy-les-Moulineaux (Hauts -de-Seine).

Inaugurée en 1991, cette station est installée dans un abri construit par la municipalité, dans l’un de ses jardins publics. L’association francilienne va donc devoir la démonter et régler à la collectivité 8.000 euros de dommages et intérêts.

La volonté d’un édile explique cette curieuse décision. Exaspéré par les «mauvais résultats» donnés par une installation de mesure de la pollution de fond, André Santini, le maire (UDI) d’Issy-les-Moulineaux (l’une des communes membres de GPSO) a préféré casser le thermomètre plutôt que de participer à la réduction de la pollution. Après avoir dénoncé, début 2009, le contrat la liant à Airparif, la communauté d'agglomération Arc de Seine (ancêtre de la GPSO) a saisi le tribunal administratif, qui lui a donné raison.

Sa décision va quelque peu compliquer la vie d’Airparif. Elle supprime l’une des plus anciennes stations de l’association, «ce qui rompt un historique des données de plus de 20 ans», se désole Karine Léger. Même si le jugement avait été anticipé, le remplacement de la station ne sera pas immédiat. «Nous avons deux pistes, poursuit Karine Léger, mais le temps que nous obtenions toutes les autorisations, que nous procédions à la mise en service effective de l’installation, il peut s’écouler deux à trois ans.» Deux à trois ans pendant lesquels le suivi de la qualité de l’air francilien sera dégradé. Deux à trois ans pendant lesquels le site de GPSO aura bien du mal à diffuser une information sur la pollution locale de l’air, fournie par… Airparif.

Plus globalement, le jugement rendu inquiète l’association. «Car il fait primer le droit des collectivités sur la loi sur l’air, selon laquelle la surveillance de la qualité de l’air est de la compétence d’organismes agréés qui n’ont réglementairement aucun pouvoir», estime l’adjointe au directeur d’Airparif.

En janvier dernier, le département des Hauts-de-Seine, sous la houlette de Patrick Devedjian, avait déjà supprimé les subventions accordées à Airparif et à sa cousine en charge de l’évaluation des nuisances sonores, Bruitparif [JDLE].



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