- 

Airparif et la RATP publient leurs mesures de polluants locaux

Le 07 juillet 2009 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Des concentrations en particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microns) et PM2,5 (inférieur à 2,5 microns) dans le métro près de 2,5 fois supérieures à celles mesurées à l’extérieur: ce sont les conclusions publiées jeudi 2 février juillet par Airparif, l’association francilienne de contrôle de la qualité de l’air, et la Régie autonome des transports publics (RATP). Elles se sont associées pour évaluer pendant les deux premières semaines de décembre 2008 le transfert de polluants locaux (PM10, PM2,5 et oxydes d’azote) entre l’intérieur et l’extérieur de la station de métro Faidherbe-Chaligny (Paris).

Dans la station, les concentrations moyennes de PM10 s’élèvent à 60 microgrammes par mètre cube (µg/m3), contre 25 µg/m3 à l’extérieur. Elles sont liées au système de freinage des métros et à leur remise en suspension. Ces concentrations sont maximales à l’intérieur en heures de pointe (9h le matin, 17h-20h le soir). Les concentrations ont connu des pics jusqu’à 194 µg/m3 pour les PM10 et de 60 µg/m3 pour les PM2,5 pendant deux matins de décembre.

A l’extérieur, le site était à la fois touché par le trafic routier et par l’évacuation d’air en provenance de la station. Airparif a relevé des concentrations de 72 µg/m3 pour les PM10 et 48 µg/m3 pour les PM2,5.

Du côté du dioxyde d’azote, «la circulation routière et autres sources de pollution extérieures sont responsables en majeure partie des niveaux d’oxydes d’azote relevés dans le souterrain», la circulation du métro n’émettant pas ce type de polluant. A l’extérieur, des concentrations moyennes de dioxyde d’azote de 71 µg/m3 ont été relevées près de la grille d’extraction du métro, contre 62 µg/m3 à l’entrée du métro.
A l’intérieur, les concentrations de dioxyde d’azote ont varié de 64 à 59 µg/m3 selon le quai.

Ces niveaux respectent-ils les recommandations, s’est interrogé Airparif? L’association s’est basée sur la recommandation de 2001 du Conseil supérieur d’hygiène publique de France en matière de PM10, du fait de l’absence de norme de qualité de l’air intérieur. Correspondant au temps moyen de déplacement quotidien des Franciliens, elle est de 303 µg/m3 pour une heure de déplacement souterrain en 2008. Cette valeur a donc été respectée.

A l’extérieur, pour les PM10, le niveau de pollution chronique (50 µg/m3 en moyenne sur 24h à ne pas dépasser plus de 35 jours par an) a été atteint pendant une seule journée. Le seuil d’information et d’alerte pour les épisodes de pollution n’a jamais été atteint.

Du fait de la courte durée de la campagne, il n’a pas été possible de comparer les niveaux de PM2,5 aux normes annuelles définies par la directive européenne de 2008 (valeur-cible annuelle de 25 µg/m3 en 2010).

La valeur-seuil de 220 µg/m3 a été respectée pendant toute la campagne pour le dioxyde d’azote.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus