Aires protégées terrestres : comment décliner en région ?

Le 15 septembre 2010 par Célia Fontaine
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Une circulaire publiée le 10 septembre fait le point sur les aires protégées terrestres en métropole. Elle demande aux préfets de région de transmettre au ministère de l’Ecologie, d’ici le 1er juin 2011, les déclinaisons régionales de la Stratégie de création d’aires protégées terrestres métropolitaines (Scap).

La Loi Grenelle I du 3 août 2009 a fixé comme objectif de placer d’ici 10 ans 2% au moins du territoire terrestre métropolitain sous protection forte[1], en développant le réseau des aires protégées. Pour y parvenir, un comité national de pilotage a été mis en place. Il est maintenant temps de décliner la stratégie au niveau régional.

Que faut-il entendre par aires protégées ? Il s’agit notamment des réserves naturelles (nationales, régionales ou de Corse), des réserves biologiques (dirigées ou intégrales), des projets d’arrêtés de protection de biotope et de géotope[2], et des cœurs de parcs nationaux.

Les actions publiques de préservation du patrimoine naturel doivent être cohérentes avec l’aménagement du territoire, rappelle la circulaire. Cela signifie que les déclinaisons régionales de la Scap doivent être complémentaires des plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées (Pna), du plan national en faveur des zones humides, des programmes régionaux d’actions en vue de la prochaine évaluation du réseau Natura 2000 et d’autres stratégies régionales pour la biodiversité.

« Les nouvelles aires protégées proposées au titre de la Scap ont vocation à constituer des réservoirs de biodiversité », précise le texte. Les déclinaisons régionales de la Scap devront donc s’articuler avec des schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE), de la Trame verte et bleue.

Une liste des espèces, habitats et sites d’intérêt géologique, qui sont actuellement insuffisamment représentés dans le réseau existant, est livrée en annexe de la circulaire. 463 espèces (hors invertébrés souterrains) et 119 habitats ont été expertisés dans le cadre des travaux de la Scap. Les préfets pourront donc se baser sur cette liste pour créer de nouvelles aires protégées dans les régions. Mais loin d’être exhaustive, cette annexe qui constitue « un premier lot de priorités » devra, à terme, être complétée.

Les espèces et habitats présentés sont divisés en trois catégories : espèces et habitats pour lesquels la création d’outils concourant à l’objectif de 2% est préconisée ; espèces et habitats pour lesquels des efforts restent à déployer ; espèces pour lesquelles le réseau national d’aires protégées a été considéré comme satisfaisant.

Une fois les déclinaisons régionales transmises, elles seront examinées par le Conseil National de la Protection de la Nature et le comité de pilotage national de la Scap.



[1] D’ici à 2019, plus de 400.000 hectares devront être sous protection forte. A noter que ne sont concernées ni les aires marines protégées, ni les aires protégées d’outre-mer.

[2] Un géotope est une portion de territoire dotée d'une valeur pour les sciences de la terre : gisement de minéraux, de fossiles, sites volcaniques, grottes etc.



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