Aires marines protégées: National Geographic en veut plus

Le 23 septembre 2014 par Romain Loury
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La plus grande AMP sera bientôt américaine
La plus grande AMP sera bientôt américaine
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La National Geographic Society a annoncé, lundi 22 septembre, une extension de son programme d’exploration «Pristine Seas». Objectif: inciter les Etats à protéger 2 millions de kilomètres carrés de plus en mer.

Lancée en 2009, l’opération Pristine Seas se décline en expéditions scientifiques visant à reconnaître le caractère vierge («pristine» en anglais) d’un point donné, afin d’inciter le pays concerné à y ériger une aire marine protégée.

A ce jour, 384.000 km2 ont ainsi pu être protégées dans l’océan Pacifique: dans les îles de la Ligne (dont le nord appartient aux Etats-Unis, le sud à Kiribati), les îles Desventuradas (Chili) et l’île Cocos (Costa Rica). D’autres expéditions ont eu lieu, au Mozambique, au Gabon, sur l’archipel François Joseph (océan Arctique, Russie), et en Nouvelle-Calédonie.

Lundi 22 septembre, la société savante américaine a annoncé un renforcement du programme pour les 5 prochaines années. Son but: permettre la création de plus de 20 aires marines protégées (AMP), pour un total de 2 millions de km2. Parmi les zones ciblées, les Seychelles, le nord du Groenland, la Patagonie (sud de l’Argentine).

Un projet américain en cours

D’autres projets d’AMP sont déjà bien avancés, suite à de précédentes expéditions, notamment l’un centré sur l’archipel des Pitcairn (sud du Pacifique), qui appartient au Royaume-Uni. En juin, le président américain Obama a par ailleurs annoncé l’extension prochaine de l’aire «Pacific Remote Islands marine national Monument».

Centrée sur les îles de la Ligne, elle passerait de 225.000 à 2 millions de km2. Lancée en avril par la France, le Parc naturel de la Mer de Corail, de 1,3 million de km2 en Nouvelle-Calédonie, serait donc largement doublé.

Parmi les 20 «objectifs d’Aichi» fixés pour 2020 par la Convention sur la biodiversité biologique (CBD), le 11ème prévoit un taux de protection de 17% en zone terrestre, de 10% en zones côtières et marines. Selon la CBD, le projet est en bonne voie d’avancement pour les zones terrestres (12,9%) et les zones côtières (6,9%), beaucoup moins pour les zones marines, à 3%.



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