Air: seulement 61 amendes Crit’Air à Paris

Le 30 octobre 2017 par Marine Jobert
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La vignette Crit'air, à commander sur internet.
La vignette Crit'air, à commander sur internet.
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Ce devait être le sésame indispensable pour circuler dans une ville qui se désintoxique aux particules fines et autres oxydes d’azote… le contrôle des vignettes Crit’Air est quasiment nul à Paris.

68 euros d’amende pour ne pas avoir apposé la vignette Crit’Air sur son pare-brise. C’est ce que risquent les véhicules à moteur qui circulent dans les villes de Paris, Lyon-Villeurbanne et Grenoble. Mais au vu du nombre de contraventions dressées depuis que ces certificats sont devenus obligatoires pour circuler dans les zones à circulation restreinte, ou quand la circulation est différenciée lors de certains épisodes de pollution, l’Etat (et bientôt les villes) ne sont pas prêts de renflouer leurs caisses. Exemple à Paris, où 61 PV en tout et pour tout ont été dressés depuis le 1er juillet 2017. Une information révélée par Le Parisien, qui précise que 25 seulement l’ont été pour absence de vignettes. Les autres contraventions ont été distribuées à l’encontre de 36 véhicules, dont la circulation est en toutes circonstances interdite à Paris en semaine, de 8 heures à 20 heures, car trop émissifs (véhicules non classés et véhicules Crit’Air 5).

Trois millions de vignettes ont été commandées en Ile-de-France. C’est à Paris (545.492) et dans les Hauts-de-Seine (514.579) que les demandes ont été les plus fortes. Au plan national, 8.100.000 certificats ont été délivrés.

 

LAPI impossible

A la préfecture de police, on précise qu’un système de contrôle automatisé est en réflexion, en lien avec la ville de Paris. «Il y a bien une réflexion en cours entre la préfecture de police et la ville de Paris pour un contrôle vidéo des vignettes aux entrées de Paris», confirme-t-on au journal parisien. Quelle option technique serait-elle déployée? Contactée, la mairie de Paris n’a pas répondu à nos interrogations. La lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI) pourrait présenter un problème réglementaire de taille: en droit français, cette technique est incompatible avec le respect de la vie privée et reste limitée à la recherche d’infractions. Dans un rapport consacré à une expérimentation de réduction des bouchons dans la métropole lilloise, deux hautes administrations préconisaient d’élargir la base légale de LAPI à des fins environnementales ou sanitaires. «Il faudrait alors démontrer que de nouveaux enjeux environnementaux justifient d’élargir le champ de collecte et de traitement de données personnelles sans le consentement des citoyens», écrivaient les hauts fonctionnaires.

 

Reste le bon vieux carnet à souche, aux mains de quelque 1.600 agents de la sécurité publique qui réintègrent les rangs de la mairie au 1er janvier 2018. Dans leurs missions: la circulation. Et la verbalisation.



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