Air: pollution diminuée, fœtus moins pressé

Le 23 mai 2018 par Marine Jobert
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Le charbon, pas bon pour les bébés.
Le charbon, pas bon pour les bébés.
B25es

La pollution atmosphérique accroît le risque de prématurité. Mais dans quelles proportions? La fermeture de 8 centrales au charbon et au fioul, aux Etats-Unis, a permis de l’évaluer.

On le savait: la pollution issue de la combustion du charbon nuit gravement aux populations proches des centrales, et aux fœtus en particulier. Une étude américaine publiée en avril 2017 avait montré que le regain d’émission de particules fines par des centrales à charbon (pour compenser la fermeture de deux centrales nucléaires suite à l’accident de Three Miles Island en 1979) avait entraîné une baisse du poids de naissance de 134 grammes en moyenne (-5,4%). Une diminution qui s’expliquait à 65% par une hausse des naissances prématurées et à 35% par un retard de développement in utero –deux effets avérés de la pollution de l’air.

Moins de prématurité

Des observations en conditions réelles qu’a pu réitérer l’équipe de John Casey, de l’Université de Californie (Berkeley), laquelle s’est penchée sur le lien de causalité entre la fermeture de 8 centrales à charbon et au fioul et la fréquence des naissances prématurées dans le secteur.

Près de 57.005 naissances -dont 6,5% avant le terme[1]- ont été passées au crible, afin d’établir les différences entre les naissances avant et après la fermeture des centrales dans un rayon de 0 à 5 kilomètres et de 5 à 10 km. «La fermeture de ces centrales est associée à une diminution de la proportion de naissances prématurées dans un rayon de 5 km, de l’ordre de 7 à 5,1%», en a conclu John Casey. Ces chiffres varient en fonction de l’origine ethnique des mères.

Ces résultats font écho à la baisse des naissances prématurées et un meilleur poids de naissance, constatés lors de l’amélioration de la qualité de l’air en 2008 à Pékin lors des Jeux olympiques et para-olympiques. Selon les chercheurs, l’effet de la baisse de la pollution est immédiat et la période de vulnérabilité se situe en fin de grossesse.



[1] c’est-à-dire avant 37 semaines de gestation

 



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