Air: Mare Nostrum à l’épreuve de la pollution maritime

Le 03 avril 2017 par Marine Jobert
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La croisière empuantie les ports.
La croisière empuantie les ports.
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Des associations du pourtour méditerranéen demandent qu’une zone de contrôle des émissions soit instaurée. Les émissions des navires de commerce et de tourisme seraient responsables de 50.000 morts par an pour la seule Europe, sans préjuger des conséquences dans tout l’arc méditerranéen.

Instaurer une zone de contrôle des émissions (ECA) des navires en Méditerranée. Telle est la demande d’associations de protection de l’environnement[1] venues de Grèce, d’Espagne, de Malte, d’Italie et de France pour exiger que Mare Nostrum soit, à l’instar de la mer Baltique, de la mer du Nord et de la Manche, moins exposée aux émissions toxiques des navires qui croisent en Europe.

La coalition climat et air propre[2] (CCAC) publie un rapport sur les méthodes de mesure des émissions de polluants (suie, particules fines, des navires et les options pour les réduire. Le rapport, réalisé par le Conseil International sur les transports propres (ICCT), présente les résultats de tests en laboratoire et sur des navires porte-conteneurs. Des mesures réalisées en conditions réelles de navigation, dont les résultats sont fonction de l’âge des moteurs, de la nature du carburant utilisé, de l’emport, etc.

La France soutient l’initiative

La déclaration de Rome, adoptée le 28 mars, obligerait les navires à limiter leur émissions de particules fines et/ou de dioxyde de soufre (SOx), «qui impactent la santé des habitants des villes portuaires et sont notamment responsables de maladies respiratoires ou cardiovasculaires, ont rappelé les associations. Début mars, la France a soutenu la création de cette ECA devant le Conseil de l’Europe.

Amendes peu dissuasives

Une option qui pourrait être payante, font-elles valoir, puisque ces zones d’émission contrôlée induisent l’utilisation d’un carburant moins riche en soufre et moins cher que celui  que les armateurs auront de toute façon l’obligation d’utiliser à partir de 2020. Des ECA sont également en vigueur au large des Etats-Unis et du Canada, des Caraïbes et de la Chine, instaurées dans le cadre d'une annexe de la convention internationale MARPOL qui fixe également des limites aux émissions d’oxydes d’azote (NOx) et d’oxydes de soufre (SOx). «Même dans ces aires géographiques, sur 1.000 navires en transit, un seul est en moyenne contrôlé et s'il enfreint la loi, les amendes s'avèrent peu dissuasives», déplorait France Nature Environnement (FNE) l’an passé dans un communiqué.

 



[1] France Nature Environnement (France), NABU (Allemagne), Birdlife Malte (Malte), Cittadini Per l’Aria (Italie), Ecologistas in accion (Espagne), HellenicOrnithological Society (Grèce).

[2] Il s’agit d’une initiative internationale volontaire, lancée en février 2012, visant à faire progresser les efforts de réduction des polluants de courte durée de vie (PCDV) ayant un effet sur le climat, pour protéger l’environnement et la santé publique, promouvoir la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique et gérer les changements climatiques à court terme.

 



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