Air: Londres convoqué par la Haute Cour

Le 25 avril 2017 par Marine Jobert
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37 régions sur 43 en infraction.
37 régions sur 43 en infraction.

Faisant valoir la tenue d’élections début juin, le gouvernement britannique repousse la publication d’un plan pour réduire la pollution de l’air, qui touche 37 des 43 régions du pays. La Haute Cour, qui avait sommé Londres de présenter ce plan, convoque le gouvernement.

Le gouvernement britannique avait jusqu’à 16 heures, ce 23 avril, pour publier un plan ambitieux pour combattre la pollution de l’air. Ainsi en avait décidé la Haute Cour en novembre 2016, sanctionnant pour la deuxième fois des mesures jugées trop peu ambitieuses et basées sur des données discutables. Coup de théâtre: un jour ouvré avant la date fatidique, le gouvernement a fait valoir la tenue d’élections anticipées le 8 juin prochain pour repousser sine die cette publication. Réaction immédiate de la Haute Cour, qui a convoqué les représentants de l’exécutif ce jeudi 27 à 10h30, pour qu’ils s’expliquent sur cette décision.

May fait l’autruche

«C’est scandaleux que le gouvernement puisse croire qu’il peut continuer à faire l’autruche sur la question des graves conséquences sanitaires de la pollution de l’air à Londres et dans tout le pays, a réagit Sadiq Khan, le maire de la capitale cité par The Guardian. La Première ministre a à nouveau raté une occasion en or de prendre la main sur l’amélioration de l’air que nous respirons, ce qui aurait dû être fait bien avant la période précédant les élections.»

38 millions de Britanniques en danger

 A l’origine du contentieux, les avocats de ClientEarth ont fait valoir, par la voix de leur directeur James Thornton, qu’il s’agissait bien d’un «problème de santé publique, pas d’un problème politique». Parmi les élus écologistes, certains estiment que le gouvernement de Theresa May redoute le lobby du diesel, qui risque de ne pas être épargné par les mesures qui devront, un jour ou l’autre, être prises. Il y a quelques jours, le parti Labour publiait des résultats inquiétants: 38 millions de Britanniques, soit 60% de la population, vivent dans des secteurs où les concentrations de dioxyde d’azote dépassent les limites fixées par l’Union. Quelque 40.000 morts sont imputées sur l’île, chaque année, au non-respect de ces valeurs.

 

 

 



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