Air: les particules atmosphériques à la loupe

Le 27 février 2017 par Marine Jobert
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La combustion de bois, 1ère source d'émission de particules fines.
La combustion de bois, 1ère source d'émission de particules fines.
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Identifier les sources d’émission, mesurer les concentrations et caractériser la nature des particules. Voici trois des missions réalisées dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, rappelle le ministère de l’environnement.

Quand survient un pic de pollution aux particules fines (PM), ce sont les voitures que l’on met au pas. Mais est-ce bien rationnel et, surtout, efficace, pour faire baisser les concentrations de ces minuscules substances qui trouvent leur chemin jusqu’au plus profond de nos poumons? Car selon les chiffres publiés par le ministère de l’environnement, ce sont les secteurs tertiaire et résidentiel qui, en 2015, ont été à l’origine d’une grande part des émissions de particules primaires en France: 31% pour les PM10 et 49% pour les PM2,5, en moyenne. Dans les deux cas, la même cause: la combustion de bois, pour se chauffer. Une situation que l’on constate également au niveau européen.

 

 

Pour déterminer les sources d’émission, la caractérisation de la composition chimique des particules peut s’avérer indispensable. C’est l’objectif du programme CARA, qui vise à mieux comprendre le mélange complexe formé par les particules atmosphériques, afin d’identifier les secteurs pour lesquels des actions auraient un impact significatif sur les niveaux de particules. Une quinzaine de sites de mesure, répartis sur l’ensemble du territoire national, peuvent réaliser des prélèvements sur filtres et des analyses chimiques en temps réel et en continu. Dans l’Oise, une trentaine de substances ont été suivies, choisies pour leur forte abondance au sein des particules ou pour leur aptitude à indiquer la présence de sources d’émissions connues.

Du sel de mer frais dans l’air

On y a détecté 4 sous-familles de particules principales, parmi lesquelles celles issues de la combustion de biomasse et du transport routier. Les poussières minérales représentent également une part importante et correspondent à des particules primaires à la fois d’origine anthropique (remise en suspension par le trafic automobile, travaux de construction, activités industrielles...) et naturelle (érosion des sols). On y trouve aussi du sel de mer anthropisé[1] et du sel de mer frais[2]. Enfin, des particules secondaires semi-volatiles et non volatiles ont été détectées: elles proviennent de la transformation de plusieurs substances issues des activités agricoles, industrielles, des transports routier et maritime, mais également de substances émises par les plantes.



[1] Les sels de mers ‘anthropisés’ sont des sels marins transformés par des composés d’origine anthropique ou mélangés aux émissions du transport maritime.

[2] Les sels de mer frais correspondent à des sels de mer n’ayant pas encore subi de transformation.

 



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