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Air: le renforcement des normes, c’est rentable

Le 18 mars 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Quel argumentaire utiliser pour justifier le renforcement de normes environnementales?

La protection de l’environnement, justement? Barrière commerciale déguisée, vous objecte-t-on. Amélioration de la santé humaine? Pas suffisamment de preuves scientifiques, rétorquent les experts. Qu’à cela ne tienne. Et si améliorer la qualité de l’air était tout simplement bon pour le business, la création d’emplois et soulageait la balance des paiements?

C’est un peu la démonstration faite par deux bureaux d’études britanniques. Mandatés par une douzaine d’ONG (Transport & Environment), de groupes de pression (Eurelectric) et d’entreprises (Nissan), Cambridge Economics et Ricardo-AEA ont estimé les coûts économiques du renforcement des normes d’émission des voitures et des véhicules légers.

Postulat de départ: l’Europe a enfin fixé (les discussions font acuellement rage au sein du Parlement européen) la norme d’émission à 95 grammes de CO2 par kilomètre pour les voitures (l’objectif actuel est de 130 g/km en 2015) et de 147 g/km pour les camionnettes. Dans leurs rêves les plus fous, les consultants imaginent même des normes à 2030: 85 g/km pour les autos et 129 g/km pour les vans.

Première bonne nouvelle: c’est techniquement possible. Les constructeurs automobiles (sur les données desquelles se sont appuyés les auteurs de l’étude) affirment disposer de suffisamment de marges pour alléger d’une vingtaine de pourcents les caisses, améliorer les performances des moteurs à combustion interne. De leur côté, les véhicules électriques et hybrides connaissent un développement lent, mais régulier.

Pour le consommateur, la note est un peu salée. En moyenne, ces nouveaux véhicules coûteront un bon millier d’euros de plus que leurs cousines de l’année 2010. Cela étant, rappellent les consultants, ils dépenseront entre 206 et 515 euros de moins par an en carburant.

Selon les scénarios, la facture pétrolière européenne pourrait ainsi s’alléger de 60 à 140 Md€ en 2030, par rapport à celle de 2010. Autant d’argent qui pourra être investi ailleurs que dans des combustibles fossiles, nécessairement issus d’hydrocarbures importés. La réallocation de la consommation, couplée au développement de nouvelles technologies automobiles, pourrait créer quelque 400.000 emplois en Europe, affirment les analystes.

Quant aux 420 millions de tonnes de CO2 épargnées à l’atmosphère…



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