Air: la secrétaire d’Etat à l’écologie calme le jeu

Le 09 juillet 2007 par Claire Avignon
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Espérant mettre fin aux deux polémiques sur l’air qui ont éclaté les dernières semaines –le rapport d’Ecologie sans frontière sur la sous-évaluation de la pollution de l’air francilien et le reportage de Canal + sur la présence de particules dans les métros et les RER-, la secrétaire d’Etat à l’écologie s’est rendue à Airparif pour annoncer une série de mesures sur l’air intérieur.

C'est à une direction et à un personnel affectés que Nathalie Kosciusko-Morizet s'est adressée, jeudi 5 juillet. Les accusations d'Ecologie sans frontière -ESF- (1) ont touché l'association de surveillance de la qualité de l'air Airparif. Son directeur, Philippe Lameloise, avait déclaré en début de semaine: «Que le thermomètre soir critiqué, c'est normal et sain, mais à côté du thermomètre, il y a la question du malade et du médecin», soulignant ainsi que l'association n'avait pas le pouvoir de mettre en place des mesures pour réduire la pollution, seulement celui de la mesurer.

A l'écoute d'Airparif, Nathalie Kosciusko-Morizet n'est pas allée jusqu'à critiquer Ecologie sans frontière, l'association étant partie prenante au Grenelle de l'environnement. Il faut prendre, selon elle, le rapport comme «une incitation, peut-être, à progresser».

Ces progrès, la nouvelle secrétaire d'Etat les a d'abord orientés vers une plus grande transparence des données. «Je demande qu'Airparif, la RATP, la SNCF et Aéroports de Paris se rapprochent afin que les mesures de la qualité de l'air dans le métro, le RER ou les aéroports parisiens, puissent être plus facilement accessibles au public, par l'intermédiaire de l'organisme indépendant Airparif.» Une manière d'affirmer la qualité du travail de diffusion d'information de l'association francilienne, mais aussi de répondre à trois controverses à la fois: le rapport d'ESF, le problème de la qualité de l'air dans les stations de métro et de RER (3), et même des aéroports (4).

L'Ile-de-France a été particulièrement mise en avant lors de la conférence, mais d'autres régions seront également invitées à rapprocher les acteurs de la même manière. D'ailleurs, dans certaines villes comme Lyon et Lille, des conventions ont déjà été signées en ce sens.

Autre orientation donnée par la secrétaire d'Etat, la qualité de l'air intérieur: «Je souhaite demander à l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), et aux associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) de travailler à un indice de la qualité de l'air intérieur», et ainsi améliorer l'information des usagers des transports souterrains. A l'heure actuelle, aucune norme n'existe du fait de la spécificité de la pollution intérieure, où l'on détecte la présence de formaldéhyde et autres solvants.



(1) Voir l'article du JDLE «Une ONG critique la réglementation sur l'air»

(2) Voir l'article du JDLE «Des précisions sur la circulaire relative aux particules»

(3) Voir l'article du JDLE «Pollution de l'air: la RATP réplique»

(4) Voir l'article du JDLE «Une étude sur les dépôts de suie autour d'aéroports» et «Orly responsable de 1% des émissions de NOx en IdF»




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