Air: et si on faisait le bilan des polluants émis par les objets?

Le 11 mai 2016 par Marine Jobert
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C’est une idée en l’air, qui sera peut-être, demain, dans l’air du temps. Partant de l’évidence qu’un objet, depuis les matières premières jusqu’à son arrivée dans les rayons, a généré des polluants, pourquoi ne pas le soumettre à un ‘bilan air’? C’est l’idée qui a germé dans la tête de Sébastien Vray, président de l’association Respire et grand cogitateur en big data et remueur d’air du temps. «Au même titre que le bilan carbone est un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre liées à la production, à la distribution et à la consommation d’un service ou d’un produit, le bilan air est un outil de comptabilisation des émissions de polluants de ces mêmes services et produits», écrit-il sur le site de l’association.

Préoccupation sanitaire

«C’est peut-être une idée saugrenue, explique t-il au Journal de l’environnement. Ce serait surtout un outil pédagogique, pour rappeler et comparer les incidences des produits sur notre cadre de vie.» Quel est le niveau de participation à la pollution de l’air du produit que je suis en train d’acheter? «Il existe déjà une analyse de cycle de vie, qui fait référence au niveau d’acidification de l’air ou à la formation d’agents photo-oxydants tels que l’ozone (03)», rappelle Sébastien Vray. Sans compter le désormais célèbre bilan carbone, qui évalue les émissions de gaz à effet de serre. «Cet indicateur nous renvoie au dérèglement climatique, qui n’est pas la seule source de préoccupation des gens, pour qui c’est souvent lointain. La santé est un objet de préoccupation beaucoup plus fort.»

Un label à développer

Et le bilan air pourrait répondre à cette préoccupation, en affichant les particules fines (PM10 et PM2,5), dioxyde d’azote, HAP, benzène, carbone suie, métaux lourds et autres pesticides qui auront contribué à l’existence d’un objet… «A l’heure d’une société très numérisée, imagine Sébastien Vray, on pourra tout calculer et sortir en direct les émissions associées à chaque produit pour faire payer en cas de pollution.» Le trentenaire n’est pas naïf: «Les labels n’ont eu d’utilité que pour le business». A voir qui se saisira de l’idée.

 



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