Air: des solutions numériques pour mesurer, sensibilise et impliquer

Le 07 février 2018 par Marine Jobert
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Mesurer, sensibiliser et impliquer sur la pollution de l'air.
Mesurer, sensibiliser et impliquer sur la pollution de l'air.
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Faire percevoir les liens entre ses déplacements ou ses choix de chauffage et la dégradation de la qualité de l’air. Eduquer les citoyens à la chimie complexe des polluants atmosphériques. Les impliquer en leur donnant les moyens d’agir ou de faire intervenir la collectivité. La métropole de Lyon lance un appel à projets d’expérimentation de solutions numériques pour améliorer la qualité de l’air sur son territoire intitulé [R]Challenge.       

Comme toutes les métropoles, celle de Lyon connaît régulièrement des dépassements des seuils réglementaires tant pour les dioxydes d’azote que pour les particules fines (PM2,5 et PM10). Après avoir engagé, dans le cadre du plan Climat Air Energie territorial (PCAET), le plan Oxygène en 2016 pour accélérer la baisse des émissions de polluants, la métropole veut user du levier numérique, incontournable dans la ‘smart city’ que Lyon aspire à être. Aux côtés d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et de la Caisse des dépôts, elle lance un appel à projets d’expérimentation de solutions numériques dédiées à l’amélioration de la qualité de l’air sur son territoire initutlé [R]Challenge. Avec trois mots d’ordre: mesurer, sensibiliser, impliquer.

Représentations concrètes

Les micro-capteurs sont à la mode, qui viennent en complément des inventaires spatialisés d’émissions, les modélisations ou les mesures temporaires et permanentes réalisées par les Aasqa[1]. Ces nouvelles technologies permettent une approche plus dynamique de la prévision quotidienne et une spatialisation fine du territoire, pour permettre de proposer des services d’information contextualisés, inspirés par les comportements, les intérêts et les préoccupations individuels. Une approche qui permet de «forger une représentation concrète et engageante de la qualité de l’air» (comme l’application AirtoGo).

Passage à l’acte

Et c’est précisément ce que veut atteindre l’appel à projets: procurer une expérience ‘concrète’ de la qualité de l’air, en corrélant la situation de l’individu et l’état de la qualité de l’air extérieur, via une information plus lisible, attirante et pertinente. Car la pollution de l’air ne tombe pas du ciel: elle est l’addition de comportements individuels et à la différence du changement climatique, c’est un phénomène local. Pour la métropole lyonnaise, 70% des émissions viennent du chauffage et des déplacements. «Il faut donc faire évoluer cette perception pour responsabiliser les citoyens», souhaite la métropole, qui veut aussi vulgariser ces phénomènes complexes. Fort de ces informations, le citoyen pourra alors agir ou demander le concours de la collectivité.      

Un solide accompagnement de projet

Cet appel à projets est ouvert à toute personne morale sans distinction (startup, PME, entreprises, associations, laboratoires de recherche), à condition d’être en capacité de soutenir économiquement et financièrement le projet proposé et de le réaliser sur le territoire de la Métropole de Lyon. Les dossiers sont à déposer avant le 15 mars 2018. Un solide accompagnement est prévu après sélection des dossiers.

 



[1] Aasqa: Association agréée de surveillance de la qualité de l'air

 



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