Air: 194 pays sous la loupe de l’ONU

Le 24 mai 2016 par Marine Jobert
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Un fourneau très émissif en particules.
Un fourneau très émissif en particules.
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Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) publie un rapport qui analyse, dans les grandes lignes, les avancées et les retards de 194 pays en matière de lutte contre la pollution de l’air, tant intérieur qu’extérieur. Les transports, les déchets et les cuisinières sont de fortes sources d’émissions.

Que font les Etats pour prévenir les quelque 7 millions de morts prématurées dues à la dégradation de l’air intérieur (4,3 millions de décès prématurés) et extérieur (3,7 millions)[1]? C’est l’objet d’un rapport présenté par le Pnue, réuni à Nairobi (Kenya) du 23 au 27 mai 2016. Des Caraïbes à l’Afrique de l’Ouest, du Caucase à l’Amérique du Sud, le Pnue a passé en revue les efforts et les manquements de 194 Etats du globe. Les résultats sont disponibles sous la forme de 14 rapports pour autant de sous-régions, dont la situation est appréhendée grâce à 10 indicateurs permettant de mieux cerner les causes des pollutions et les mesures mises en œuvre (ou pas) par les Etats pour y remédier.

10 sources de pollution

Le Pnue a passé en revue 10 sources principales de pollution de l’air et d’éventuels moyens d’y remédier. A savoir: soutenir les renouvelables, les technologies de contrôle de la pollution et l’efficacité énergétique; augmenter l’efficacité énergétique industrielle; réduire le soufre dans les carburants; adopter la norme Euro 4 ou au-delà; investir dans des infrastructures de transports publics et non motorisées; réduire le brûlage à l’air libre des déchets agricoles et municipaux en durcissant la réglementation; faciliter l’accès à des combustibles moins émissifs pour le chauffage et la cuisine; augmenter le nombre de fourneaux plus propres et avec un meilleur rendement; faire évoluer la réglementation pour s’approcher des standards de l’OMS; adopter des lois pour soutenir les efforts pour satisfaire aux standards de qualité de l’air.

Mortelles cuisinières

Il en ressort que les Etats ont une marge de manœuvre colossale, totalement sous-exploitée. C’est particulièrement le cas en matière de transport: «Les émissions [notamment de particules fines PM10 et PM2,5] pourraient être réduites de 90% grâce à des politiques et des règlementations sur les ‘combustibles propres’, mais seulement 29% des pays à travers le monde ont adopté la norme Euro4 (ou plus)», rappelle le Pnue. Le secteur des déchets est également à la traîne: seuls 20% des Etats régulent le brûlage à l’air libre. La situation est désastreuse sur le front domestique: près de 3 milliards de personnes ont encore recours à des cuisinières et à des combustibles excessivement émissifs.

 



[1] Les deux causes peuvent se chevaucher.

 



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