Agrocarburants: leur impact environnemental peut être étudié

Le 30 juin 2008 par Victor Roux-Goeken
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L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a terminé de mettre au point, avec ses partenaires (1), une méthodologie destinée à évaluer le bilan environnemental des agrocarburants de première génération. L’opération avait été lancée en juillet 2007. Désormais, les bilans énergie, gaz à effet de serre (GES) et polluants atmosphériques des différentes filières (2) d’agrocarburants en France pourront être étudiés et devraient être achevés à la fin de l’année 2008, selon le communiqué de l’Ademe du jeudi 26 juin.

Critiquée pour sa première étude (2002) menée avec le ministère chargé de l’industrie, qui concluait au bilan positif des agrocarburants en termes de bilan énergétique et d’émissions de CO2 évitées –60% pour le bioéthanol produit à partir de blé et de betterave et 70 à 75% pour le diester produit à partir de colza et de tournesol– l’Ademe a opté pour la méthodologie dite d’imputation énergétique, majoritairement partagée par le reste des Etats membres de l’UE.

L’Ademe rappelle que le bilan environnemental des agrocarburants dépend de 3 facteurs: le changement d’affectation des sols, qui impose un suivi international de l’utilisation des sols; les quantités de protoxyde d’azote (N2O) émis pendant l’épandage d’engrais azotés destinés à la culture des agrocarburants; et les émissions de GES et des consommations d'énergie pendant la phase de construction des infrastructures (silos, bâtiments agricoles, usines) et équipements (tracteurs, machines) nécessaires à la production des cultures. «Par souci d’homogénéité avec la méthodologie appliquée dans les bilans des filières pétrolières, l’étude recommande de ne pas prendre en compte l’amortissement des infrastructures et équipements agricoles», indique l’Ademe.

(1) Institut français du pétrole (IFP), ministère de l’Ecologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (Meeddat), ministère de l'Agriculture et de la pêche (MAP) et Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC)
(2) Ethanol de blé, betterave, maïs, canne à sucre (importée); biodiesel de colza, tournesol, huiles animales, palme (importée), soja (importé), huile végétale pure; essence SP 95, gasoil
(3) Voir l’article du JDLE «On ne compte plus les études remettant en cause les agrocarburants»





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