Agrocarburants: le Pnue veut une stratégie intégrée

Le 26 octobre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Les gouvernements devraient inclure les agrocarburants dans une stratégie intégrée sur l’énergie, le climat, l’usage du sol, l’eau et l’agriculture pour que leur déploiement bénéficie à la société, à l’économie et à l’environnement, estime le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) dans un communiqué du 16 octobre dernier publié à l’occasion de la parution d’un rapport sur l’évaluation environnementale des carburants d’origine agricole.

Une stratégie intégrée d’autant plus nécessaire à mettre en œuvre que de 2000 à 2007, la production d’éthanol pour les carburants des transports est passée de 17 milliards à plus de 52 milliards de litres, soit 1,8% des carburants des transports. Entre 2006 et 2007, trois milliards de litres ont été échangés dans le monde. Le commerce international devrait fortement progresser. En 2008, 5 milliards de litres ont été exportés.

Si certains agrocarburants de première génération, tels que l’éthanol issu de canne à sucre, peuvent avoir des impacts positifs en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES), il faudrait prendre toutes les étapes de fabrication en compte.
Ainsi, l’usage de fertilisants peut avoir des implications négatives pour la qualité de l’eau, et accroître les émissions de protoxyde d’azote (N2O), au pouvoir de réchauffement global près de 300 fois supérieur à celui du CO2.
Et la production locale d’électricité grâce au bois, à la paille, aux huiles de graines et autres végétaux ou aux déchets est énergétiquement plus efficace que la conversion de la biomasse en carburants liquides.

En 2008, 36 millions d’hectares servaient à la production agricole énergétique, soit près de 2% des terres arables mondiales. Il faudrait lui consacrer 118 à 508 millions d’hectares pour que les agrocarburants de première génération représentent 10% du carburant des transports mondiaux.
On estime que le changement d’affectation des sols pour permettre la culture des agrocarburants génèrerait entre 0,75 et 1,83 milliard de tonne de CO2, alors que le «gain» d’émissions serait seulement de 0,17 à 0,76 milliard de tonnes.

Les investissements dans la capacité de production d’agrocarburants ont dépassé les 4 milliards de dollars dans le monde en 2007.


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